« Me visitant dans mes songes, tu me rendras quelque joie »

[…] tu emportes avec toi toute la joie de ma vie.

Mais ton image, reproduite par la main habile des artistes, reposera sur ma couche ; prosterné à ses côtés, je l’entourerai de mes bras, et, l’appelant par ton nom, je croirai presser contre mon sein mon épouse chérie, quoique absente : froide consolation, mais qui du moins soulagera le poids de mon cœur ; et, en me visitant dans mes songes, tu me rendras quelque joie.

Il est toujours doux de voir ce qu’on aime, même la nuit, ou en quelque moment que ce soit.

Euripide – Alceste (438 av. J-C)

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