« La lecture n’est qu’un succédané de la pensée personnelle »

La lecture n’est qu’un succédané de la pensée personnelle. [« Lesen ist ein bloßes Surrogat des eigenen Denkens »]

On laisse, avec elle, mener ses idées à la lisière par un autre.

Beaucoup de livres servent simplement à montrer combien il y a de faux sentiers et comme on peut sérieusement s’égarer, si on les suit.

Mais celui que le génie dirige, c’est-à-dire qui pense par lui-même, volontairement, exactement, celui-là possède la boussole qui lui fera trouver le vrai chemin.

Il ne faut donc lire que quand la source de la pensée personnelle tarit, ce qui arrive souvent même aux meilleures têtes.

Arthur Schopenhauer – Parerga et Paralipomena ; « Écrivains et style » (1851)

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