Que je fusse bien portant ou malade, je me suis d’ordinaire laissé aller à satisfaire mes appétits ; je donne une grande autorité à mes désirs et à mes penchants ; je n’aime pas à guérir le mal par le mal, et je hais les remèdes qui m’importunent plus que la maladie.
[…] Puisqu’on est exposé à des mécomptes, courons plutôt la chance que ce soit après avoir donné satisfaction à ce qui nous cause du plaisir.
Michel de Montaigne (1533-1592) – Essais
