« La tempérance et le travail sont les deux vrais médecins de l’homme »

Quand l’animal est malade, il souffre en silence et se tient coi : or on ne voit pas plus d’animaux languissants que d’hommes.

Combien l’impatience, la crainte, l’inquiétude, et surtout les remèdes, ont tué de gens que leur maladie aurait épargnés et que le temps seul aurait guéris !

On me dira que les animaux, vivant d’une manière plus conforme à la nature, doivent être sujets à moins de maux que nous. Eh bien ! cette manière de vivre est précisément celle que je veux donner à mon élève ; il en ait donc tirer le même profit.

La seule partie utile de la médecine est l’hygiène ; encore l’hygiène est-elle moins une science qu’une vertu.

La tempérance et le travail sont les deux vrais médecins de l’homme : le travail aiguise son appétit, et la tempérance l’empêche d’en abuser.

Jean-Jacques RousseauÉmile ou De l’éducation (1762)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s