« Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse »

Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse.

[…] L’orgueil et l’ennui sont les deux plus authentiques produits de l’enfer. J’ai tout fait pour me défendre d’eux et n’ai pas toujours réussi a les maintenir a distance. Ce sont les deux grands ressorts du romantisme. II est toujours plus facile d’y céder que de triompher d’eux, et l’on n’y parvient pas sans quelque ruse.

II importe de savoir préférer parfois être dupe, de se prêter a l’illusion, et le plus habile, ici, n’est sans doute pas celui « à qui on ne la fait pas », mais qui tout au contraire se prête au jeu, soucieux avant tout de préserver sa joie.

Mais non ; je ne veux point d’une félicité que peut flétrir la clairvoyance. II faut savoir retrouver le bonheur par delà. […]

André GideJournal (1927)

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