« Un homme est toujours la proie de ses vérités »

Il existe un fait d’évidence qui semble tout à fait moral, c’est qu’un homme est toujours la proie de ses vérités.

Une fois reconnues, il ne saurait s’en détacher. Il faut bien payer un peu.

Un homme devenu conscient de l’absurde lui est lié pour jamais. Un homme sans espoir et conscient de l’être n’appartient plus à l’avenir. Cela est dans l’ordre.

Mais il est dans l’ordre également qu’il fasse effort pour échapper à l’univers dont il est le créateur.

Tout ce qui précède n’a de sens justement qu’en considération de ce paradoxe.

Albert CamusLe mythe de Sisyphe (1942)

 

 

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