« Ne disputons à personne ses souffrances ; il en est des douleurs comme des patries, chacun a la sienne »

Il est fâcheux d’être atteint d’un mal dont la foule n’a pas l’intelligence.

Au reste, ce mal n’en est que plus vif : on ne l’affaiblit point en le confrontant avec d’autres maux, on n’est pas juge de la peine d’autrui ; ce qui afflige l’un fait la joie de l’autre ; les cœurs ont des secrets divers, incompréhensibles à d’autres cœurs.

Ne disputons à personnes ses souffrances ; il en est des douleurs comme des patries, chacun a la sienne.

François-René de Chateaubriand Mémoires d’outre-tombe (1848)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s