« Tout est comédie, et toute comédie a eu sa répétition »

Ne croyez pas (hors des cas très rares) à l’improvisation : tout ce qui est bien a dû être prévu et réfléchi.

Démosthène méditait ses harangues et faisait provision d’exordes ; M. de Talleyrand prévoyait à l’avance ses bons mots, que la circonstance lui tirait ensuite à l’impromptu ; si Bonaparte, dans les revues, savait nommer chaque soldat par son nom, c’est qu’il s’était couché la veille en étudiant à fond ce qu’on appelle les Cadres de l’armée.

Tout est comédie, et toute comédie a eu sa répétition.

Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) – Mes poisons (1926)

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