« Ceux qui s’indigèrent ou qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger »

Ceux qui s’indigèrent ou qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger.

Jean Anthelme Brillat-SavarinPhysiologie du goût (1825)


La gourmandise est une préférence passionnée, raisonnée et habituelle pour les objets qui flattent le goût. La gourmandise est ennemie des excès; tout homme qui s’indigère ou s’enivre court risque d’être rayé des contrôles.

 

Une cause d’obésité consiste dans l’excès du manger et du boire. On a eu raison de dire qu’un des privilèges de l’espèce humaine est de manger sans avoir faim et de boire sans avoir soif ; et, en effet, il ne peut appartenir aux bêtes ; car il naît de la réflexion sur le plaisir de la table et du désir d’en prolonger la durée. On a trouvé ce double penchant partout où l’on a trouvé des hommes ; et on sait que les sauvages mangent avec excès et s’enivrent jusqu’à l’abrutissement, toutes les fois qu’ils en trouvent l’occasion.