Le droit, arme de puissance économique ?

Table ronde avec Ali Laïdi, Loïk Le Floch Prigent, Me Ardavan Amir-Aslani et Me Olivier de Maison Rouge organisée par le Cercle Droit & Liberté le 12 février 2020 à la Maison des Mines.

– Ali Laïdi « Les Etats-Unis, gendarme économique du monde ou guerrier économique ? » 0:05:47

– Loïk Le Floch Prigent « Un chef d’entreprise face à la machine juridique » 0:23:02

– Me Ardavan Amir-Aslani « Le droit américain, facteur de déstabilisation du Moyen-Orient » 0:42:59

– Me Olivier de Maison Rouge « Quelles réponses juridiques, économiques et politiques à la guerre du droit ? » 1:03:42

– Questions-réponses 1:24:21

Depuis plusieurs années les entreprises européennes sont confrontées à une pratique inédite de la part des autorités américaines qui leur imposent de coopérer contre elles-mêmes et de payer de fortes amendes plutôt que de risquer un procès, long et coûteux en cas de violation de lois américaines visant la lutte contre la corruption ou la promotion des droits de l’homme. BNP Paribas, Total, Technip, Deutsche Bank, Crédit Suisse, et plus récemment Alstom, Airbus et Peugeot ont ainsi fait les frais des lois anticorruption ou d’embargo américaines. Et contrairement à ce que l’on pense, ce chantage économique ne s’appuie pas sur le droit mais bien sur la puissance politique de l’administration américaine. De même, les embargos contre Cuba et l’Iran ont fortement déstabilisé ces pays. Peut-on croire que les États-Unis agissent par pure vocation vertueuse de pacification du globe ou y aurait-il d’autres intérêts en jeu ? Le rapport « Gauvain » paru le 26 juin 2019 constate ainsi par exemple que « les poursuites engagées semblent être motivées économiquement et les cibles choisies à dessein »… Nos quatre invités et spécialistes décortiquent ces lois dont la portée dépassent largement le cadre juridique.