Les guerres stupides de l’histoire

Toutes les guerres sont stupides, bien sûr, mais certaines le sont plus que d’autres.

De mémoire d’homme, on s’est déclaré la guerre pour une vache, un cochon ou des crabes. Des batailles meurtrières ont été livrées pour un seau de bois, un panier de pommes, des gâteaux impayés, une oreille, des taxes sur le whisky, voire des déjections d’oiseaux de mer. Les Anglais ont attaqué Zanzibar, les Iroquois l’Allemagne, l’Allemagne le Liberia, et l’armée australienne fut mise en échec par des troupeaux d’émeus ; le Salvador bombarda le Honduras pour un match de football et la Suisse envahit le Liechtenstein par erreur…

Bruno Fuligni et Bruno Léandri sont entrés en campagne pour raconter les guerres les plus particulièrement stupides de l’histoire universelle. Puisse un jour le rappel de tant d’inepties sanglantes calmer de futures velléités belliqueuses !

Editions Les Arènes

Les auteurs :

  • Bruno Fuligni, écrivain, historien, maître de conférences à Sciences Po, est l’auteur de trente livres sur l’histoire politique française et l’univers du renseignement.
  • Bruno Léandri, écrivain, chroniqueur et scénariste, longtemps collaborateur du mensuel Fluide glacial, est l’auteur de La Grande Encyclopédie du dérisoire.

TABLE DES MATIÈRES

Introduction

1300 av. J.-C. La guerre de Troie

547 av. J.-C. La Guerre lydio-perse

1202. La Quatrième Croisade

1212. La croisade des Enfants

1275. La guerre de la Vache

1325. La guerre du Seau de bois

1428. La guerre de la Hottée de pommes

1615. La guerre des Uscoques

1651. La guerre des Sorlingues

1662. La guerre de Lustucru

1739. La guerre de l’Oreille de Jenkins

1793. La conquête de Montbéliard

1795. La bataille du Helder

1794. La guerre du Whisky

1814. La bataille de Toulouse

1815. La bataille de La Nouvelle-Orléans

1829. La guerre des Demoiselles

1838. La guerre des Gâteaux

1844. La guerre du Mât de drapeau

1859. La guerre du Cochon

1861. La non-guerre de Callaway

1864. La guerre de la Triple Alliance

1864. La guerre du Guano

1870. La guerre verbale bolivienne

1896. La guerre de Zanzibar

1913. La Deuxième Guerre balkanique

1914. La guerre germano-iroquoise

1914. La guerre germano-counanienne

1918. L’attaque du Liberia

1930. La guerre du Chaco

1932. La grande guerre des Émeus

1943. Le bombardement du Vatican

1944. La bataille de San Marino

1962. Le blocus de Monaco

1963. La guerre de la Langouste

1967. La guerre du Crabe

1969. La guerre du Foot

1971. La guerre des Stops

1975. L’annexion du Sikkim

1985. La guerre de Noël

1987. La guerre des Toyota

2007. L’invasion du Liechtenstein

2018. La guerre de la Frite


« Quelle connerie la guerre « , disait Jacques Prévert dans son texte « Rappelle-toi Barbara ». Et c’est cette célèbre phrase que Bruno Léandri et Bruno Fuligni ont tâché d’illustrer dans leur livre « Les Guerres stupides de l’Histoire ». Dans leur ouvrage, les deux écrivains offrent un éventail de ces batailles tragiques, souvent meurtrières, dont certaines mériteraient la Palme d’or de la bêtise.

Parmi celles-ci, il y a par exemple le vol d’une vache qui a mis à feu et à sang plusieurs villages belges. Mais il y a aussi le Salvador qui a bombardé le Honduras pour un match de football, la Suisse qui a envahi le Liechtenstein par erreur ou encore l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Empire britannique à cause d’un coup de feu tiré sur un cochon.Gâteaux impayés, oreille coupée, taxes sur le whisky, déjections d’oiseaux de mer…

Toutes les origines absurdes et imaginables, pour ces conflits souvent meurtriers, semblent y passer. « Puisse un jour le rappel de tant d’inepties sanglantes calmer les futures velléités belliqueuses », écrivent les deux auteurs. Nous en parlons avec l’un d’entre eux, Bruno Fuligni, historien et maître de conférences à Sciences-Po, qui est l’invité de « C à Dire » ce lundi 27 mai.


La honte de l’empereur : loin du soleil d’Austerlitz, l’ombre infamante de la bataille de Toulouse (Atlantico)

En mars 1814, Napoléon, dont l’étoile a connu des temps meilleurs, tire les conclusions de la calamiteuse campagne d’Espagne et rappelle son armée du côté français des Pyrénées, avec pour mission d’empêcher l’ennemi à sa poursuite d’envahir le pays de ce côté-là. Il confie cette tâche au plus méthodique de ses maréchaux, même s’il n’est pas le mieux inspiré. C’est le maréchal Soult, qui va engager une des batailles les plus dérisoires de l’épopée napoléonienne, car doublement inepte.

Empêcher l’ennemi de pénétrer en France c’est vite dit, car l’ennemi en l’occurrence est triple, conséquence des dérapages successifs de l’aventure ibérique : les armées espagnoles, portugaises et anglaises, alliées sous le  commandement de Wellington, ont continué à courir derrière le maréchal et ses troupes après leur retour en France, la frontière ne les a pas arrêtées. La tâche est d’autant plus difficile qu’elle arrive au plus mauvais moment : la France en a ras la casquette de son empereur. Après quinze ans de guerres quasi ininterrompues, même ses plus fervents soutiens éprouvent une certaine lassitude, les campagnes ne supportent plus les ponctions de plus en plus radicales de leur jeunesse et les villes les razzias de plus en plus gourmandes de leur patrimoine. Jusqu’aux militaires, après la débâcle de Russie et l’abandon des conquêtes européennes, qui ne croient plus au mythe de leur invincible chef. Déjà, on commençait à fatiguer quand la guerre était loin, à l’étranger, mais maintenant, elle est là, chez nous, au nord comme au sud, c’est dans nos campagnes que les cosaques et les féroces tiradores viennent mugir, la cote de popularité impériale est en chute libre chez tous les instituts de sondage. À Toulouse comme ailleurs, les appels à la levée en masse pour arrêter l’ennemi qui approche tombent dans un vide sidéral, ce n’est que sous la menace que la population de Haute-Garonne consent à aider l’armée.

Mais Soult est un professionnel imperturbable. Il a réussi à garder jusque-là ses troupes cohérentes dans la retraite, malgré la recrudescence des désertions. Après avoir passé les Pyrénées à l’ouest, talonné par  Wellington, son plan est d’avancer vers Carcassonne pour rejoindre l’armée de son collègue, le maréchal Suchet, et faire face ensemble à l’arrogant duke. Mais arrivé à Toulouse, alors que son armée est affamée et épuisée, sans nouvelles de Suchet qui juge plus urgent d’attendre, il décide de profiter de la ville rose pour se refaire une santé, manger leur fameuse saucisse rose et utiliser ses fortifications roses pour arrêter l’envahisseur.

Il dispose ses divisions autour de la ville, sur les bastions ou sur des redoutes avancées. On estime à une quarantaine de milliers d’hommes les effectifs de Soult, en face, les trois armées alliées arrivent à cinquante mille, les forces sont équilibrées. Le 9 avril, les armées de Wellington ont partiellement encerclé la ville, l’ordre d’attaquer est donné le 10 à 7 heures du matin. Le duc anglais est décidé à porter un coup fatal au croquemitaine en redingote grise, Soult est décidé à défendre son empereur chéri à qui il doit sa fortune, ses galons et son bicorne à plumes. Cependant, pas plus Soult que Wellington ne savent ce qui se passe à Paris. Certes, il faut à l’époque au moins deux jours pour que le galop des chevaux emporte une dépêche urgente de Paris à Toulouse, mais la confusion dans la capitale doit sans doute rendre les transmissions plus chaotiques, car au moment où la brigade du général Barbot fait feu sur les assaillants du 57th Foot devant les remparts de SaintCyprien, ça fait exactement sept jours et trois heures que le croquemitaine en redingote grise n’est plus empereur des Français, qu’il a été déchu par le Sénat. Et ça fait quatre jours que c’est officiellement le roi Louis XVIII, ami des coalisés, qui gouverne la France : Wellington n’a plus aucune raison d’attaquer Toulouse, il a déjà gagné, Soult n’a plus aucune raison de la défendre, il a déjà perdu. Mais quatorze heures, mille morts et sept mille blessés plus tard, les deux chefs ne le savent toujours pas. La bataille se termine sur un ex aequo,  Wellington n’a pas réussi à entrer dans la ville, Soult ne l’a pas terrassé, mais a gardé suffisamment de forces pour pouvoir évacuer dans l’ordre en gardant la presque totalité de ses unités. Du reste, chacun des deux considérera la bataille comme une victoire.

Car une fois l’armée française partie, Wellington et ses troupes défilent dans la ville rose devenue rouge sous les hourras de la foule qui crie « Vive le roi ! », la nouvelle est enfin arrivée. Les Anglo-Hispano-Portugais ne sont plus l’ennemi mais officiellement les nouveaux alliés.

Alors que fait Soult, après avoir appris l’abdication de son empereur chéri ? Il se rallie incontinent au nouveau régime, crie « Vive le roi ! » exactement comme les Toulousains souhaitant la bienvenue à Wellington, et il en sera récompensé en étant nommé quelques mois plus tard ministre de la Guerre de Louis XVIII. Pas plus blâmable que ses collègues maréchaux dont la plupart ont retourné leur tunique de la même façon, on peut juste relever au passage un détail particulier : sans parler du retard de l’information, alors même qu’il envoyait ses jeunes conscrits se faire mitrailler par les habits rouges, le maréchal Jean-de-Dieu Soult, duc de Dalmatie, était déjà secrètement prêt à changer de bord et clamait sa volonté de pourfendre son adversaire britannique alors qu’il souhaitait le même résultat que lui. Un enjeu périmé, un chef qui a changé de camp, on a connu des circonstances plus enthousiasmantes pour sacrifier sa vie…

Les victimes de la bataille de Toulouse ont bien mérité la colonne commémorative qui sera érigée en 1839 sur une hauteur de la ville. Elle mesure 32,60 mètres, mais elle aurait bien pu en faire le double pour célébrer leur mort doublement inutile.

Bombardiers contre gardes suisses : le jour où les Etats-Unis ont attaqué le Vatican (Atlantico

Extrait 2/2.

L’Osservatore romano, brûlot gauchiste ? Tout est relatif en effet, mais en comparaison de la presse fasciste, muselée par la censure et gonflée de propagande grossière, le quotidien officiel de la papauté fait office de presse libre dans l’Italie de la Seconde Guerre mondiale. Le Vatican est neutre en effet, ainsi que son journal, sa radio et les minuscules services d’un État de 0,44 kilomètre carré au centre de Rome : c’est tout ce qui reste des anciens États de l’Église, annexés par l’Italie, mais c’est aussi un sanctuaire, juridiquement reconnu par Mussolini lui-même, signataire des accords du Latran en 1929.

Anarchiste dans sa jeunesse et athée déclaré, celui-ci a fait du chemin depuis ses conférences d’autrefois sur le thème : « Dieu n’existe pas. » Bien des Chemises noires viennent de la gauche, comme Roberto Farinacci, ancien franc-maçon, patron des squadristes de Crémone, dont les exactions sont telles que Mussolini lui-même doit plusieurs fois le modérer. Les fascistes, arrivés au pouvoir en 1923, ont trouvé des arrangements avec le pape et le clergé catholique, influents dans toute l’Italie et, comme eux, très anticommunistes. Certes, il y aura des espions italiens au Vatican, des inspecteurs de la police politique traîneront place Saint-Pierre, mais au plan militaire, la neutralité de l’enclave est strictement respectée.

Or, le 5 novembre 1943, il fait déjà nuit quand, peu après 20 heures, le bruit d’un moteur d’avion se fait entendre au-dessus de l’État pontifical. La garde suisse ne possède ni escadrille de chasseurs ni batterie de DCA, c’est donc un Vatican sans défense qui reçoit cinq bombes autour de la basilique Saint-Pierre !

Ce don du ciel stupéfie Sa Sainteté le pape Pie XII, qui toutefois se garde de réagir. Après tout, ce bombardement n’a pas fait de victimes et l’une des bombes – providence divine – n’a même pas explosé. Mais les dégâts sont importants et surtout, il y a le symbole. Qu’on fasse la guerre tant qu’on veut, mais respectons la neutralité du Vatican, sacredieu ! Les catholiques américains protestent, au point que Roosevelt doit s’engager à respecter l’espace aérien vaticanais.

Mussolini boit du petit-lait : sa propagande fustige ces Anglo-Américains protestants qui osent bombarder le pape. Pour le Duce, il est vrai, les bonnes nouvelles sont rares : depuis que les Alliés ont pris la Sicile, en août, puis ont débarqué dans la péninsule, en septembre, les fascistes ont dû se replier au nord, abandonner Rome et, perdant le soutien du roi, former une fantomatique « République sociale italienne » qui a pour capitale Salò. Quant aux Anglo-Américains hérétiques, cette affaire de bombardement impie les agace tout de même un peu mais, malgré les enquêtes déclenchées au sein de la RAF et de l’US Air Force, impossible de découvrir quelle forteresse volante s’est rendue responsable d’une si stupide agression.

Et voici que, le 1er mars 1944, six nouvelles bombes s’abattent sur le Saint-Office, l’Oratoire et l’université pontificale : un petit avion est venu spécialement pour ce raid, puis s’en va si vite qu’il heurte un immeuble et se crashe : châtiment divin ! Les débris carbonisés de l’appareil ne permettent cependant pas de le rattacher avec certitude à une armée bien déterminée et c’est fort dommage car, cette fois, il y a deux victimes : un ouvrier s’est fait tuer, une religieuse est blessée. Mais Sa Sainteté Pie XII continue de garder le silence.

Le temps de l’Église n’est pas celui du commun. C’est en mars 2012 seulement que le Vatican ouvre le dossier secret qui gît dans ses archives. Sa Sainteté Pie XII est morte depuis cinquante-quatre ans quand le monde apprend ce qu’elle savait sans doute dès 1943 : le bombardement du Vatican est l’œuvre de la République sociale italienne. Mussolini peut n’y être pour rien et l’avoir ignoré, mais son sinistre acolyte Farinacci semble avoir ordonné les deux opérations, dans le but de faire taire Radio Vatican, qu’il soupçonnait d’envoyer de manière codée des renseignements aux Alliés… L’émetteur ayant résisté, on peut considérer que le Vatican a gagné la guerre.


Revue de presse :


Quelle est la plus stupide des guerres ? (RTL)

Toutes les guerres sont stupides, bien sûr, mais certaines le sont plus que d’autres.

Des batailles meurtrières ont été livrées pour un seau de bois, un panier de pommes, des gâteaux impayés, une oreille, des taxes sur le whisky, voire des déjections d’oiseaux de mer. Les Anglais ont attaqué Zanzibar, les Iroquois l’Allemagne, l’Allemagne le Liberia, et l’armée australienne fut mise en échec par des troupeaux d’émeus ; le Salvador bombarda le Honduras pour un match de football et la Suisse envahit le Liechtenstein par erreur…

L’historien Bruno Fuligni nous raconte les histoires de ces guerres plus idiotes les unes que les autres !


Recension (Revue Défense Nationale)

De mémoire d’homme, on s’est déclaré la guerre pour une vache, un cochon, des crabes ; des batailles meurtrières ont été livrées pour un seau de bois, un panier de pommes, des gâteaux impayés, une oreille conservée dans un bocal, des taxes sur le whisky, voire des déjections d’oiseaux de mer. Les Anglais ont attaqué Zanzibar, les Iroquois l’Allemagne, l’Allemagne le Liberia et l’armée australienne fut mise en échec par des troupeaux d’émeus ; le Salvador bombarda le Honduras pour des matchs de football et la Suisse « envahit » le Liechtenstein par erreur écrivent les auteurs bien qu’il ne se soit agi d’aucun envahissement mais d’une simple erreur de parcours, tant est étroit le territoire du duché surtout la nuit.

Telles sont quelques unes des guerres que les deux auteurs jugent particulièrement stupides. Mais au-delà de l’anecdote, ou du fait carrément bizarre, cela montre que le caractère belligène des peuples est bien développé. Certaines des guerres qu’ils décrivent ne sont d’ailleurs pas si anecdotiques que cela et eurent des conséquences géopolitiques durables. Le 12 avril 1204 par exemple lorsque les Croisés, au lieu de se diriger vers la Terre sainte, mirent le siège de Constantinople pour s’emparer de son riche butin, ce fut assurément une tragique erreur. L’Empire byzantin entra ensuite dans une longue période de décadence et la pression des Turcs se fit plus pressante : « Mieux vaut le croissant turc que la croix latine », telle fut la conséquence de l’action des Croisés. La guerre de la Triple Alliance (1865 à 1870) mit aux prises Brésil, Argentine et Uruguay, qui conclurent entre eux une alliance en mai 1865, au Paraguay qui fut littéralement saigné à blanc. Il ne reste au Paraguay qu’un cinquième de sa population masculine (les prisonniers et ceux qui étaient parvenus à fuir ou à se cacher) et moins d’un tiers de sa population totale, ce qui lui vaudra les décennies suivantes l’appellation de « pays des femmes ». Ses villes sont ruinées, ses champs en friche, ce qui reste est pillé par les troupes d’occupation. Après la fixation des nouvelles frontières, il perd de larges tronçons de son territoire au profit des vainqueurs, mais bizarrement n’est pas dépecé.

La guerre du Chaco, qui opposa cette fois le Paraguay à la Bolivie à partir de 1930, en fut une conséquence directe. Les deux pays se disputaient une bande de terre isolée, inhabitée en dehors de rares tribus indiennes dans le sous-sol de laquelle de grandes compagnies pétrolières, anglo-saxonnes, soupçonnaient l’existence de gisements pétroliers. Le Paraguay au terme d’une longue série d’escarmouches, des reculs et d’avancées pathétiques finit par jeter l’éponge et perdit le Chaco, le tiers de son territoire en 1935 où l’on ne découvrit pas une goutte d’huile.

Les auteurs ne consacrent que deux pages à la deuxième guerre balkanique qui avait succédé à la première (octobre à mai 1913). Puis dans la nuit du 29 au 30 juin 1913, la Bulgarie a attaqué ses anciens alliés, les Grecs et Serbes, pour s’emparer d’une partie de leur territoire qu’elle estimait lui devoir revenir.

Cette deuxième guerre balkanique n’aura duré qu’un mois. Stupide à plus d’un titre, elle oblige la Russie à choisir un allié privilégié dans la région, la Serbie, ce qui explique son soutien indéfectible lors de la crise de Sarajevo en 1914. C’est le déclenchement de la Première Guerre mondiale, que la Bulgarie, frustrée fera contre ses anciens alliés : autrement dit avec les empires centraux, c’est-à-dire aux côtés de l’Empire ottoman qu’elle avait combattu en 1912 et qui l’avait attaqué en 1913.

D’autres exemples comme le bombardement du Vatican à deux reprises par le régime mussolinien en 1943, incident longtemps gardé secret ou l’invasion partielle de San Marino ne méritent pas le non de guerre. Il en est encore plus de même du blocus imposé dans la nuit du 12 au 13 octobre 1962 à Monaco, mais il vrai que l’on abuse depuis du terme de « guerre commerciale ». D’autres conflits apparemment anecdotiques se sont traduits par des changements de pouvoir. Telles furent les escarmouches qui opposèrent, le 24 décembre 1985, d’où « la guerre de Noël » le Mali à la Haute-Volta, devenue le Burkina Faso au sujet de la bande désertique d’Agacher, située au Nord du Burkina Faso. En décembre 1986, la Cour Internationale de Justice (CIJ), ordonna le partage du territoire en deux, spoliait de bon sens par laquelle il ait fallu commencer ? Que de conflits identiques ont d’ailleurs été évités du fait de la CIJ. Les auteurs ont sélectionné 50 conflits qu’ils jugent « inutiles » de nature très diverse, une liste qui varie considérablement selon les lieux et les époques.

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