« Qui n’aime pas la solitude n’aime pas la liberté »

« Un homme d’esprit, dans la solitude la plus absolue, trouve dans ses propres pensées et dans sa propre fantaisie de quoi se divertir agréablement, tandis que l’être borné aura beau varier sans cesse les fêtes, les spectacles, les promenades et les amusements, il ne parviendra pas à écarter l’ennui qui le torture. »

 

« C’est dans la solitude, là où chacun est réduit à ses propres ressources, que se montre ce qu’il a par lui-même. »

 

« On ne peut être vraiment soi qu’aussi longtemps qu’on est seul; qui n’aime donc pas la solitude n’aime pas la liberté, car on n’est libre qu’étant seul. »

 

« Par conséquent, chacun fuira, supportera ou chérira la solitude en proportion exacte de la valeur de son propre moi. »

 

« Une étude importante pour les hommes serait d’apprendre de bonne heure à supporter la solitude, cette source de félicité et de tranquillité intellectuelle. »

 

« Ce qui d’autre part rend encore les hommes sociables, c’est qu’ils sont incapables de supporter la solitude et de se supporter eux-mêmes quand ils sont seuls. C’est leur vide intérieur et leur fatigue d’eux-mêmes qui les poussent à chercher la société, à courir les pays étrangers et à entreprendre des voyages. »

 

« La solitude offre à l’homme intellectuellement haut placé un double avantage: le premier, d’être avec soi-même, et le second de n’être pas avec les autres. »

 

 » […] c’est un sentiment aristocratique qui nourrit le penchant à l’isolement et à la solitude. »

 

« La solitude est le lot de tous les esprits supérieurs; il leur arrivera parfois de s’en attrister, mais ils la choisiront toujours comme le moindre de deux maux. »

 

« […] lorsque surtout on reconnaît dans la solitude une amie de jeunesse, l’habitude de l’isolement et du commerce avec soi-même s’est implantée, et c’est alors une seconde nature. Aussi l’amour de la solitude, cette qualité qu’il fallait jusque-là conquérir par une lutte contre l’instinct de sociabilité, est désormais naturel et simple; on est à son aise dans la solitude comme le poisson dans l’eau. Aussi tout homme supérieur, ayant une individualité qui ne ressemble pas aux autres, et qui par conséquent occupe une place unique, se sentira soulagé dans sa vieillesse par cette position entièrement isolée, quoiqu’il ait pu s’en trouver accablé pendant sa jeunesse. »

Arthur SchopenhauerAphorismes sur la sagesse dans la vie (1851)

 

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