Demeurer ou partir

Répliques – Demeurer ou partir (France Culture)

L’un célèbre les vertus de l’immobilité, l’autre ne tient pas en place. Mais est-ce à dire que l’expérience et la vision du monde de François-Xavier Bellamy, philosophe, et de Sylvain Tesson, écrivain qui a consacré sa vie au voyage, s’opposent radicalement ? Pas si sûr ! :

Vue du train, Bosnie Herzegovine

« Demeure » pour François-Xavier Bellamy, est à la fois un substantif et un verbe à l’impératif – l’invité d’Alain Finkielkraut dit « une invitation ». Il en a fait l’emblème de son livre paru à l’automne pour répondre à « la frénésie de mouvement » de l’époque, « ou plutôt le fait que le mouvement y soit devenu à soi seul un but ».

Sylvain Tesson, lui, répond de son itinérance perpétuelle et vagabonde par sa vie. Mais n’en fait pas prophétie et encore moins proposition politique :

J’ai fondé ma vie sur un mouvement et je voue au mouvement physique, musculaire, un amour autour duquel j’ai organisé ma vie. Mais ce qui serait faux, ce serait d’imaginer que je me sois livré au cours des vingt dernières années, à une proposition théorique à un appel au mouvement comme modalité d’organisation des sociétés. Pour moi le mouvement n’est sûrement pas une option politique.

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