La Mano Negra : ces forces obscures qui contrôlent le football mondial

Espionnage, politique, géopolitique, blanchiment, corruption, valises de billets, super-agents : le beautiful game n’est plus un jeu, mais une industrie.

Et comme toute industrie, elle attire des hommes de l’ombre et suscite ses propres déviances, aussi créatives que troubles. De Pini Zahavi, » l’homme le plus puissant du football mondial « , à Juan Figer, le doyen des agents mondiaux, en passant par Kia Joorabchian, La Mano Negra dresse le portrait de ces hommes qui ne se contentent plus d’accompagner les transferts, les clubs et les joueurs, mais redessinent la carte du football mondial au gré de leurs intérêts et de ceux de leurs amis.

Dans un livre brûlant, rythmé comme un thriller et s’appuyant sur des documents explosifs et inédits tels que le contrat de Neymar, Romain Molina nous entraîne de la Russie à l’Amérique du Sud via Gibraltar, Israël et l’Albanie, entre oligarques et services secrets, faux transferts et vraies commissions, fonds d’investissement et paradis fiscaux, » agents d’or » brésiliens et plaque tournante uruguayenne, cocktails empoisonnés et accidents d’hélicoptère, charters de prostituées et rails de cocaïne.

Bienvenue dans le monde fascinant de La Mano Negra. Mais attention : vous ne regarderez plus jamais le football de la même façon.

Hugodoc



Invité mercredi soir de l’After Foot, sur RMC, Romain Molina, auteur du livre « La Mano Negra », est revenu sur son ouvrage, qui évoque le monde des agents et le système des transferts. Et sur un homme en particulier, un Uruguayen appelé Juan Figer. A l’origine du système tel qu’on le connait.

Il a inventé la TPO (la tierce propriété), l’achat d’un tiers d’un joueur, mais il a également inventé la triangulation: il était actionnaire de l’Inter Milan, il s’occupait des matches amicaux des plus grands clubs, le Barça etc…, il gérait aussi les droits TV, les droits d’image. Il avait un empire incroyable. Tout passait par lui, rien ne se faisait en Amérique du Sud sans qu’il ne soit au courant. »

Une position de force que Juan Figer a éprouvée jusque dans les plus hautes strates du football brésilien. Et notamment de l’équipe du Brésil, du temps où la Seleçao était dirigée par Wanderlei Luxemburgo. « Il sélectionnait les mecs que Figer voulait. Il les faisait jouer, de façon à ce qu’ils aient une ou deux sélections, raconte Molina. Et derrière, il les revendait. » Avant Jorge Mendes ou encore Mino Raiola, considéré comme les rois du deal making, il y avait donc un cador supérieur, en la personne de Juan Figer.

Pour réécouter l’émission en podcast, c’est par ici. 


 


« La Mano Negra » : révélations sur le football mondial (Le Point)

Dans son dernier livre, le journaliste Romain Molina dévoile l’envers du décor du sport le plus populaire du monde, gangréné par les dérives.

Dans un livre palpitant, rythmé comme un thriller et s’appuyant sur des documents explosifs et inédits, le journaliste français Romain Molina nous entraîne dans les coulisses du football mondial, entre oligarques russes et services secrets, faux transferts et vraies commissions, fonds d’investissement et paradis fiscaux, « agents d’or » brésiliens et plaque tournante uruguayenne, cocktails empoisonnés et accidents d’hélicoptère, charters de prostituées et rails de cocaïne. Bienvenue dans le monde de La Mano Negra !

« Il y a plus d’omerta dans le football que dans la mafia »

Dans ce livre-enquête fascinant, le jeune auteur français Romain Molina (auteur de Galère Football Club , Génération Parker et de biographies d’Unai Emery et d’Edinson Cavani) retrace l’itinéraire de plusieurs personnages qui exercent une influence déterminante sur le milieu du ballon rond sans que le grand public n’entende jamais parler d’eux. Dans la plus grande discrétion, agents, « super-agents », intermédiaires, conseillers et oligarques jouent leur propre match.

De Pini Zahavi, « l’homme le plus puissant du football mondial », à Juan Figer, le doyen des agents mondiaux, La Mano Negra dresse le portrait de ces hommes qui redessinent la carte du football mondial au gré de leurs intérêts et de ceux de leurs amis. « Le football est pris en otage par certaines personnes et cela va bien au-delà de la strate financière. Si l’argent est l’un des rouages importants de ce système, le pouvoir, les cercles d’influence sont plus forts », confie l’auteur. « Il y a plus d’omerta dans le football que dans la mafia. C’est un monde de secrets et de non-dits. » Espionnage, géopolitique, blanchiment, corruption, cadavres, terrorisme : le beautiful game n’est plus un jeu, mais une industrie. Et comme toute industrie, elle attire des hommes de l’ombre et suscite ses propres déviances, aussi troubles que créatives.

Pini Zahavi, le patron

Pini Zahavi n’est ni plus ni moins que le fil rouge de La Mano Negra. Inconnu du grand public, il est pourtant l’homme le plus puissant du football mondial. Ancien journaliste israélien, le businessman est notamment à l’origine du transfert du siècle, celui de Neymar au Paris Saint-Germain à l’été 2017. Au fil de l’enquête, on le retrouve d’ailleurs partout. « Ce n’est pas un agent au sens classique du terme, il s’occupe en fait très peu de joueurs directement. Mais il contrôle des clubs, il conseille des présidents, des oligarques, des politiciens, des diplomates… Via ses sociétés, il détient des droits TV, organise des paris sportifs et accorde des prêts à des clubs ! Concrètement, c’est lui le vrai patron. »

Plus qu’un intermédiaire, Pini Zahavi, à l’origine d’un nombre d’accords incalculables, est un mentor. « C’est lui qui a formé les 90 % des super-agents. Même Jorge Mendès était son élève. Les agents lui rendent des comptes. Si Pini est sur un dossier, personne ne se met dessus. » L’influence de Pini Zahavi dépasse largement les frontières du football. « Il s’agit d’un véritable personnage de roman, dont la vie mériterait d’être portée à l’écran. »

Le PSG, « ambassade du Qatar »

Le 3 août 2017, le PSG réalise le plus gros transfert de l’histoire du football. Le club de la capitale débourse 222 millions d’euros pour s’attacher les services de Neymar, pour un contrat de 5 ans. Au-delà de l’intérêt sportif et marketing de l’arrivée du crack de 25 ans à Paris, « il existe une raison géopolitique claire », affirme Romain Molina. L’objectif du Qatar est simple : faire venir Neymar, c’est concentrer l’ensemble de l’attention médiatique. Du jour au lendemain, l’attention médiatique n’est plus portée sur les accusations de financement du terrorisme islamiste par le Qatar, mais sur l’arrivée au PSG du génie brésilien. « Le transfert du siècle n’était pas une fin en soi, c’était un moyen. C’était fondamental pour le Qatar qui avait besoin d’un gros coup. Pour eux, c’était aussi une question de survie d’un État. Dans cette affaire, on dépasse largement le football. »

Devenu instrument politique décisif, le football est désormais gangréné par des intérêts bien distincts de celui du simple aspect sportif. Romain Molina conseille ainsi aux amateurs de football d’observer le PSG avec l’œil du Qatar, car il ne faut pas oublier que Paris est le seul club du monde à avoir deux directions : une à Paris et une à Doha. « Le PSG est la meilleure ambassade du Qatar à l’étranger. Le PSG est un outil géopolitique. Depuis que le Qatar a le PSG, c’est devenu branché, mondialisé. Doha est presque devenue une destination tendance. »

Les liaisons dangereuses entre football et terrorisme

Né à Moscou en 1946, Boris Berezovsky, alias Dr. Evil, est un mathématicien, membre de l’Académie des sciences de Russie. Ayant échappé plusieurs fois à des tentatives d’assassinat, il est l’un des hommes derrière la réélection de Boris Eltsine en 1996 et l’ascension au pouvoir de Vladimir Poutine. Grand passionné de football, il investira plus tard dans le beautiful game, de manière toujours opaque, tout en ayant sa propre loge à l’Emirates, le stade d’Arsenal. Éminence grise du Kremlin, Boris Berezovsky a également servi de « banquier informel des groupes wahabbites en Tchétchénie dont les membres du réseau d’Oussama ben Laden ».

Reprenant les travaux du journaliste américain d’origine russe Paul Klebnikov, Romain Molina l’assure : « Boris Berezovsky a joué un rôle important dans le développement du djihad international en finançant les réseaux de ben Laden en Tchétchénie jusqu’à la fin des années 1990. » Le financement des réseaux islamistes en Tchétchénie et la relance du conflit dans la région devaient notamment servir à promouvoir l’accession à la présidence russe de l’ancien colonel du KGB Vladimir Poutine, jugé suffisamment fiable pour ne pas trop remuer les affaires louches des oligarques et de l’entourage du président Eltsine. Un financement des réseaux islamistes davantage basé sur des intérêts de politique intérieure russe que sur des raisons idéologiques donc. Ainsi, Boris Berezovsky, l’un des hommes clés du « pillage de la Russie du temps de l’administration du président Eltsine », a été un des principaux artisans de l’arrivée du président Poutine au pouvoir avec la complicité de réseaux islamistes.

Les Football Leaks, « hors sujet »

S’il considère la démarche salutaire, Romain Molina s’interroge d’abord sur la provenance de ces informations et à qui profite leur mise au jour. « Des Robins des bois de la morale, je n’y crois pas », lance-t-il d’un ton assuré. Pour le journaliste, réduire le football à un simple intérêt pécunier est une grave erreur : « Le football est une industrie très faible qui ne génère pas beaucoup d’argent si on le compare au pétrole, au gaz, au BTP, ou à l’assurance… L’exposition médiatique est inversement proportionnelle aux revenus générés. De fait, l’argent ne peut pas être le seul moteur de la guerre. » Aussi, analyser les révélations des Football Leaks à travers le simple prisme financier, « c’est hors sujet ». « Étudier le football comme n’importe quelle entreprise, c’est ne pas comprendre ce qu’est vraiment le football et son importance dans notre monde », conclut-il.


« Une poignée d’agents a créé une économie parallèle du foot » (Capital)

« La Mano Negra », l’ouvrage de Romain Molina (Hugo Doc, 17 euros) lève le voile sur les hommes de l’ombre du foot, les grands agents qui agissent en sous-main, avec des méthodes qui rappellent les grands romans d’espionnage. L’auteur évoque les «innovations » de ces intermédiaires particuliers.

Capital : Vous expliquez qu’une petite coterie de grands agents ont transformé l’économie du football. Qui sont ces gens et qu’ont-ils inventé ?

Romain Molina : Le plus fort est un homme très discret dont on ne connaît pas précisément la date de naissance. Un de ses passeports indique qu’il est né en 1930, l’autre en 1934. Il s’agit de l’uruguayen Juan Figer, ancien champion d’échec et organisateur de spectacle, installé au Brésil de longue date et qui a en quelque sorte créé le métier. Il est à l’origine du développement d’une économie parallèle du ballon rond. Il aurait géré plus de mille transferts, dont ceux de stars comme Pelé, Socrates ou Maradona. A un moment, tous les Brésiliens qui partaient pour l’Espagne passaient par lui. Il a été un temps actionnaire discret de l’Inter de Milan, avait des connections au Barça et on en passe. Il est à l’origine de la Kirin Cup, le plus grand tournoi international qui se déroule au Japon.

C’est aussi lui qui a inventé le TPO, pour Third Party Ownership. Il s’agit pour une tierce partie de contrôler une «part» du joueur et de se rémunérer sur les futurs transferts. L’avantage pour le club «propriétaire» du joueur, c’est qu’il débourse moins la première fois qu’il l’embauche. Cela peut permettre de recruter des jeunes prometteurs pas trop cher, en partageant les risques – mais aussi les plus-values à venir. Officiellement ce système, où des investisseurs se partagent des joueurs un peu comme des chevaux de course, est interdit depuis 2015 par la Fifa.

Figer a aussi inventé la triangulation, qui consiste à monter des transferts express bidon pour éviter les taxes. Le principe est simple comme bonjour : un club A, brésilien, vend un joueur à vil prix à un club uruguayen de D2 et ce dernier le revend aussi sec à un club européen beaucoup plus cher. Comme l’Uruguay a une fiscalité light, c’est tout bénef’. Le club qui fait l’intermédiaire touche une petite commission et le tout passe évidemment par des montages discrets dans des paradis fiscaux.

Capital Outre le TPO et la triangulation, qu’est-ce que les agents ont inventé ?

Romain Molina. Une autre grande « innovation», c’est le droit à l’image. Il a été conceptualisé par l’argentin Jorge Cyterszpiler, le premier agent de Maradona, aujourd’hui décédé, un disciple de Figer. Il s’agit de commercialiser l’image d’un joueur, au-delà de son activité purement footballistique. Il a adapté au ballon rond ce qui existait déjà dans le golf et le tennis sous la houlette du fameux agent américain Mark McCormack. Il lui a décroché des gros contrats avec Coca ou Puma en réalisant des montages off shore pour court-circuiter le fisc. Aujourd’hui, le droit à l’image fait partie de la rémunération des footballeurs et permet d’alléger les charges des clubs et les impôts des joueurs.

Capital Vous évoquez un autre personnage très influent, l’Israélien Pini Zahavi, le premier et seul «super agent».

Romain Molina : Un sacré personnage. Aujourd’hui âgé de 76 ans, c’est un ancien journaliste sportif extrêmement intelligent qu’on surnomme « Mr Fix It », le grand arrangeur en quelque sorte. C’est un entremetteur incroyable, il a notamment organisé pendant la perestroïka un match totalement inédit entre la sélection israélienne et le Dynamo de Kiev, le plus grand club de l’URSS. Il a aussi contribué à amener des fortunes étrangères dans le foot anglais. Il a ainsi aidé Alexandre Gaydamak – le fils d’Arcadi qui s’était distingué dans l’Angolagate – à devenir copropriétaire de Porthmouth. Surtout, il a contribué à faire venir Roman Abramovich à Chelsea, l’oligarque qui a changé les règles du jeu de la Premiere League. Au-delà, il a tissé des liens avec toute une série de clubs importants comme Tottenham, la Fiorentina, Feyenoord ou le Chakhtar Donetsk. Aujourd’hui, Zahavi est toujours en sous-main derrière certains gros transferts, en particulier celui de Neymar du Barça au PSG. Il a mis de l’huile dans les rouages entre les deux clubs et est aussi intervenu auprès du père du joueur. Sans lui le deal ne se serait jamais fait.

Capital Qui sont les successeurs de ces «grands» pionniers ?

Romain Molina : Le plus connu est Kia Joorabchian, un homme d’affaire d’origine iranienne, qui est une sorte de disciple de Zahavi. Il a fait du business au Brésil, notamment en participant à la reprise du club mythique des Corinthians de Sao Paulo, via un fonds que la justice a soupçonné de blanchiment d’argent pour le compte de proches de l’oligarque russe Boris Berezovsky. Il a orchestré de nombreux transferts en Angleterre, notamment ceux des stars argentines Mascherano et Tevez. On peut aussi mentionner l’albanais Fali Ramadani, un proche de Zahavi, un type très classe, polyglotte qui compte beaucoup dans les clubs des Balkans et prend des positions en Allemagne et en Italie.


Romain Molina : « Les footballeurs sont devenus des titres de bourse » (JDD)

Dans La mano negra, ces forces obscures qui contrôlent le football mondial, le journaliste Romain Molina décrit l’envers du décor du sport le plus populaire du monde.

Des milliardaires menacées de mort, des comptes aux îles vierges et des agents à l’influence tentaculaire : Romain Molina décrit dans son dernier livre* la « mano negra » qui contrôle, loin des terrains et des caméras, le football mondial, en proie à toutes les dérives du capitalisme. Le journaliste dresse notamment le portrait du très secret Pini Zahavi, l’agent israélien qui a facilité la signature de Neymar au PSG, entre autres coups de maître. Un tableau qui trouve un écho particulier au moment des nouvelles révélations des « Football Leaks ».

Le football est-il complètement gangrené par des réseaux criminels?
Je ne pense pas, mais les cas que j’évoque dans le livre ne sont pas non plus isolés. J’ai voulu présenter les personnes qui ont permis la naissance de ce système, notamment Juan Figer, l’agent uruguayen, qui est à l’origine de toute l’économie parallèle et souterraine qui existe dans le football. Je ne me suis pas intéressé à l’intérêt financier, qui n’est qu’un rouage, mais au pouvoir. Le football est une porte d’entrée incroyable pour les gens en quête de pouvoir. Les recettes d’un club sont beaucoup moins importantes que celles de grandes entreprises mais le football attire pourtant de nombreux milliardaires, hommes politiques et Etats.

Comment expliquez-vous l’opacité qui règne dans ce milieu, notamment autour des transferts?
Le journaliste Mathieu Grégoire, qui a écrit Les Parrains du foot, m’a dit un jour « il y a plus d’omerta dans le football que dans la voyoucratie ». C’est très vrai. On rencontre dans ce milieu des personnages de fiction, rien n’est réglementé et tout semble possible. Ce système est opaque parce qu’il est animé par de grands criminels, des réseaux politiques, qui veulent évidemment rester discrets. Et parce qu’il faut continuer à donner une belle image du football.

La justice et les fédérations sont-elles impuissantes face aux dérives du football?
J’ai écrit pour le New York Times une enquête sur Stumbras, un club lituanien qui a participé à la Ligue Europa en début de saison. Là-bas, une vingtaine de joueurs s’entassent dans la même maison, les passeports des joueurs africains ont été confisqués, les soins médicaux ne sont pas payés, etc. La FIFPro, le syndicat international des joueurs, a fait un communiqué après la parution de l’article, mais cela n’est pas allé plus loin. L’UEFA et la FIFA se fichent de ce qui se passe dans certains pays. Et comme le dit l’agent Pini Zahavi dans mon livre, les gens se foutent de qui tient le club tant que ça marche.

Tout au long du livre, vous décrivez Pini Zahavi comme celui pour qui rien n’est impossible. Qu’a-t-il de plus que les autres? 
Au delà du football, c’est un diplomate. Ses liens diplomatiques et politiques sont sans équivalent dans le football mondial. Il a toujours un coup d’avance et son passé de journaliste l’a aidé, il dispose d’un réseau d’informateurs impressionnant. Il a quasiment formé tous les agents qui comptent vraiment aujourd’hui. Il a compris que pour durer, il fallait être diplomate et charmeur, il n’est jamais dans l’agressivité, ne va jamais trop loin. C’est ce qui le différencie de beaucoup d’autres agents. Sur certains transferts, des propriétaires de clubs l’appellent pour avoir son avis. Certains agents se vantent d’ailleurs d’avoir réussi tel ou tel transfert sans savoir que le deal s’est fait parce que Zahavi l’a validé.

Vous expliquez qu’il est devenu un personnage central au PSG.
« No Pini, no party! » Neymar au PSG, c’est lui. Il a réussi à convaincre le père du joueur, qui n’est pas facile à gérer. Il m’a juré qu’il n’était pas intervenu dans le transfert de Mbappé, mais je n’en crois pas un mot. J’ai de nombreuses sources qui m’assurent que les négociations, qui étaient totalement rompues entre Monaco [l’ancien club de Mbappé, NDLR] et le PSG le 23 août 2017 au soir, ont repris grâce à lui. Son rôle auprès du PSG va au-delà du sport à mon avis. Il est en ligne directe avec les décideurs. C’est aujourd’hui le seul agent pour qui la direction du club déroule le tapis rouge quand il débarque à Paris.

Les révélations des « Football Leaks » semblent en effet avoir du mal à prendre chez les supporters. Comment l’expliquez-vous?
Parce qu’on touche à la passion, à l’amour. C’est comme le mari ou la femme qui ne veut pas voir que son conjoint le trompe. Certains s’en accommodent très bien. Beaucoup crient aussi au complot car il y a une défiance vis-à-vis des journalistes.

Comment joueurs et entraîneurs s’accommodent-ils de ces dérives?
Ça dépend. Certains joueurs ou entraîneurs sont très contents, ils prennent de l’argent. D’autres ne sont pas au courant. Mais il y aussi des destins brisés, des joueurs sous pression, menacés. Il y a de plus en plus de cas de dépressions dans le football, bien que le sujet reste assez tabou. Je pense que c’est lié à tout ce qu’il y a autour des joueurs. Les footballeurs sont aujourd’hui des hommes sandwich, beaucoup ne s’appartiennent plus. Ils sont devenus des titres de bourse.

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