« Ce qui fait croire la force l’augmentе »

J’étais convaincu, comme je le suis encore, que les mêmes lois qui nous permettent quelquefois de nous dispenser de l’obéissance exacte nous défendent toujours de ne pas respecter le titre du sanctuaire, qui, en ce qui regarde l’autorité royale, est le plus essentiel.

J’étais de plus en cet état, à vous dire le vrai, de soutenir ma maxime et mes démarches : car la contenance que j’avais tenue dans la résolution de l’hôtel-de-ville avait saisi l’imagination des gens et leur avait fait croire que j’avais beaucoup plus de force que je n’en avais en effet.

Ce qui la fait croire l’augmente.

Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz (1613-1679) – Mémoires

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