« La force de l’habitude est si puissante en nous »

La force de l’habitude est si puissante en nous, qu’elle s’étend jusqu’au malheur, et qu’il semble à l’homme longtemps infortuné, qui devient tout à coup heureux, qu’il lui manque quelque chose. […] Les habitudes qui divisent trop le temps divisent aussi trop les pensées ; elles en interrompent sans cesse la marche ; elles s’opposent à ce que l’on contracte l’habitude d’un long travail et de la persévérance, sans laquelle on ne peut s’élever au-dessus de la médiocrité, et elles deviennent ainsi un obstacle continuel à ce que l’on fasse rien de grand ni de remarquable.
Constance de Théis, princesse de Salm-Dyck (1767-1845) – Pensées

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