L’électeur tient à voir flatter ses convoitises et ses vanités ; le candidat doit l’accabler d’extravagantes flagorneries, ne pas hésiter à lui faire les plus fantastiques promesses.
[…] J’ai montré que les hommes en foule tendent vers l’égalisation mentale, et à chaque instant nous en retrouvons la preuve.
[…] On se demande comment, dans des conditions pareilles, peut se former l’opinion d’un électeur ?
Mais poser une pareille question serait s’illusionner étrangement sur le degré de liberté dont jouit une collectivité.
Les foules ont des opinions imposées, jamais des opinions raisonnées.
Gustave Le Bon – Psychologie des foules (1895)
