« Achetons des livres pour le besoin seulement, jamais pour l’étalage »

Les dépenses occasionnées par les études, et qui sont les plus honorables de toutes, ne me paraissent raisonnables qu’autant qu’elles sont modérées.

Que me font ces milliers de livres, ces bibliothèques innombrables, dont, pour lire les titres, toute la vie de leurs propriétaires suffirait à peine ?

Cette multiplicité des livres est plutôt une surcharge qu’un aliment pour l’esprit ; et il vaut mieux s’attacher à peu d’auteurs que d’égarer, sur cent ouvrages, son attention capricieuse.

[…] Qu’on se borne donc à acheter des livres pour son usage, et non pour la montre.

SénèqueDe la tranquillité de l’âme (c.49-62)


Même les dépenses pour les études, les plus nobles de toutes, ne me paraissent raisonnables que si elles sont modérées.

Que me font ces immenses quantités de livres, et ces bibliothèques dont le maître en toute sa vie peut à peine lire les titres ?

Cette masse d’écrits surcharge plutôt qu’elle n’instruit; et il vaut bien mieux t’adonner à un petit nombre d’auteurs que d’en effleurer des milliers.

[…] Achetons des livres pour le besoin seulement, jamais pour l’étalage.

Autre traduction

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