« Là où il y a beaucoup de machines pour remplacer l’homme, il y a beaucoup d’hommes qui ne sont que des machines »

Sans doute l’industrie humaine est puissamment aidée aujourd’hui par les méthodes nouvelles de calcul et leur application aux arts, ainsi que par les machines qui ont été inventées ; mais ce qui doit rabaisser notre orgueil, est, si l’on y prend garde, qu’à mesure que le génie devient la propriété de tous ou de la société, il est moins une qualité de l’individu ; et sans doute aussi que plus on découvre, moins il reste à découvrir.

Dans les arts, là où il y a beaucoup de machines pour remplacer l’homme, il y a beaucoup d’hommes qui ne sont que des machines, et dont toute l’industrie se borne à tourner toute la vie une manivelle, ou à faire mouvoir un balancier.

Dans les sciences, à mesure qu’il y aura plus de génie écrit, on trouvera moins de ces illuminations soudaines qui distinguent les esprits originaux et créateurs, les premiers de tous dans la hiérarchie des intelligences humaines.

Louis de Bonald (1754-1840) – Œuvres complètes (t.3)

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