« Les vertus devraient être sœurs ; ainsi que les vices sont frères »

Les vertus devraient être sœurs,
Ainsi que les vices sont frères :
Dès que l’un de ceux-ci s’empare de nos cœurs,
Tous viennent à la file, il ne s’en manque guère :

[…] A l’égard des vertus, rarement on les voit
Toutes en un sujet éminemment placées
Se tenir par la main sans être dispersées.
L’un est vaillant, mais prompt ; l’autre est prudent, mais froid.

[…] L’homme est ainsi bâti : Quand un sujet l’enflamme
L’impossibilité disparaît à son âme.

[…] Mais rien à l’homme ne suffit :
Pour fournir aux projets que forme un seul esprit
Il faudrait quatre corps ; encore loin d’y suffire
A mi-chemin je crois que tous demeureraient :
Quatre Mathusalem bout à bout ne pourraient
Mettre à fin ce qu’un seul désire.

Jean de la Fontaine (1621-1695) – Les Deux Chiens et l’Âne Mort

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