« Le droit est l’art du bon et de l’équitable »

Le droit est l’art du bon et de l’équitable.

Ulpien (170-223)

Celui qui s’adonne au droit doit d’abord savoir d’où vient le mot ‘droit’ (ius) ; il vient de ‘justice’. En effet, selon l’élégante définition de Celse, le droit est l’art du bon et de l’équitable.

 

C’est à bon droit que l’on qualifie de prêtres (les juristes), car nous exerçons la justice et nous faisons connaître ce qui est bon et équitable, séparant l’équité de l’iniquité, distinguant le licite de l’illicite, cherchant à procurer le bien non seulement par la menace des châtiments mais aussi par la promesse des récompenses, pratiquant ce qui nous semble la vraie – et non une fausse – philosophie.

 

[ius est ars boni et aequi]

Institutes (repris au Digeste, Livre premier, I. De iustitia et iure)

La justice consiste dans la volonté constante et persistante d’attribuer à chacun ce qui lui revient.

 

Les préceptes du droit sont les suivants : vivre honnêtement, ne pas léser autrui, attribuer à chacun son dû. La jurisprudence consiste dans une connaissance des choses divines et humaines, dans la science du juste et de l’injuste.

 

[Juris praecepta sunt haec : honeste vivere, alterum non laedere, suum cuique tribuere]

Règles, 2,1 (repris au Digeste 1,1, 10)