« En France, sans l’État, ça merdoie ! »

Après le Conseil des ministres du 5 février 1964, alors que la ville de Grenoble a été choisie pour les Jeux olympiques d’hiver

« Ce succès, c’est la récompense d’un effort de l’État. On a substitué des méthodes scientifiques aux routines artisanales. L’État a pris la chose en main. Les initiatives sont concertées. Si, un jour, l’État prenait en main le football, croyez-moi, on battrait les autres ! Mais s’il faut laisser ça à un quelconque club .. on ne gagnera jamais. […] Ce qui compte, c’est qu’il y a une politique volontaire pour la jeunesse et les sports ! Il n’y en avait pas. Dans le domaine sportif comme ailleurs, quand l’État fixe le cap, nous remportons des succès éclatants. Quand il s’abstient, ça merdoie ! Ce succès, c’est celui de la France, c’est celui de l’État. Il faut avoir l’orgueil de la France et l’orgueil de l’État. »

Richelieu, s’il avait eu à s’occuper de Jeux Olympiques, aurait-il tenu un autre langage ?

Alain PeyrefitteC’était de Gaulle (1994-2000)