Le tribunal révolutionnaire

Il est une figure qui inspire l’effroi et qui incarne à lui-seul l’horreur et le paradoxe de la Terreur. Ce personnage, c’est Danton. S’il a  été une des têtes du processus révolutionnaire à Paris, il en a aussi été la victime. Figure majeure de la Révolution française, il a inspiré le Tribunal révolutionnaire qui a fini par le condamner. Au sujet de cet appareil judiciaire, il a eu cette phrase terrifiante : « Les ennemis de la liberté lèvent un front audacieux ; partout confondus, ils sont partout provocateurs… Arrachez-les vous-mêmes à la vengeance populaire, l’humanité vous l’ordonne! Soyons terrible pour dispenser le peuple de l’être! »

Pour cette raison, les chefs révolutionnaires dotent leur gouvernement d’une légitimité judiciaire, le 10 mars 1793, en créant le Tribunal révolutionnaire.S’appuyant sur les travaux les plus récents, mais également sur de nombreux documents inédits, Antoine Boulant, qui lui consacre une étude, renouvelle en profondeur notre vision du Tribunal révolutionnaire.Tout en proposant un récit détaillé des grands procès politiques, en particulier ceux de Marie-Antoinette, des Girondins et de Danton, il offre une analyse de la composition, du fonctionnement et de la logique d’une juridiction entièrement soumise au pouvoir politique, progressivement entraînée dans une spirale meurtrière. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.

Storiavoce

L’invité : Antoine Boulant est un historien, spécialiste du XVIIIe siècle. Administrateur de l’Institut Napoléon, il s’est fait connaître par ses travaux sur l’histoire de l’administration et l’histoire politique du XVIIIème et du début du XIXème siècle. Il a écrit des ouvrages de référence dont une étude avec Arnaud de Maurepas : Les Ministres et les ministères du siècle des lumières (1715-1789). Il vient de publier une synthèse claire et précise sur le Tribunal révolutionnaire de Paris, aux éditions Perrin : Le Tribunal révolutionnaire, punir les ennemis du peuple (300 pages, 23€).


Le 10 mars 1793, la Convention nationale instituait un tribunal criminel destiné à réprimer « toute entreprise contre-révolutionnaire » et « tout attentat contre la liberté, l’égalité, l’unité, l’indivisibilité de la République »

Installé dans le Palais de justice de l’île de la Cité, il allait faire comparaître plus de quatre mille personnes pendant seize mois, et en condamner près des deux tiers à la peine capitale. Le Tribunal révolutionnaire de Paris est sans conteste la plus célèbre des juridictions d’exception qui furent mises en place sous la Terreur pour punir les ennemis – réels ou supposés – de la jeune République. Dominé par la figure de son accusateur public, Fouquier-Tinville, il est devenu le symbole de l’arbitraire judiciaire.

S’appuyant sur les travaux les plus récents, mais également sur de nombreux documents inédits, le présent ouvrage renouvelle en profondeur notre vision du Tribunal révolutionnaire. Tout en proposant un récit détaillé des grands procès politiques, en particulier ceux de Marie-Antoinette, des Girondins et de Danton, Antoine Boulant offre une analyse de la composition, du fonctionnement et de la logique d’une juridiction entièrement soumise au pouvoir politique, progressivement entraînée dans une spirale meurtrière

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