Estelle, disparue

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« Estelle, disparue », France Culture rouvre « l’affaire Estelle Mouzin » (La Croix)

Tout au long de l’été, à raison de dix minutes par jour du lundi au vendredi, Michel Pomarède (le producteur) et Jean-Philippe Navarre (le réalisateur) reviennent sur la disparition d’Estelle Mouzin.

Le jeudi 9 janvier 2003, la fillette, âgée de 9 ans, ne rentre pas de son école à Guermantes (Seine-et-Marne). Inquiète, sa mère contacte ses professeurs, ses camarades, sillonne la ville en voiture, pour finalement se résoudre à appeler le commissariat. Fugue, enlèvement, séquestration, assassinat ?

Faute de preuves matérielles, toutes les hypothèses sont ouvertes, notamment celle du tueur en série Michel Fourniret. Une piste écartée par la PJ de Versailles, mais à nouveau évoquée en 2015 après un témoignage d’une codétenue de l’épouse de l’Ogre des Ardennes.

Un fascinant et poignant « polar »

On pourrait s’étonner que France Culture propose un feuilleton documentaire sur un tel fait divers. Mais dès le premier épisode, l’auditeur est happé par l’affaire, puis par la dimension humaine qui lie les protagonistes.

La famille, les enquêteurs, les avocats, les membres de l’association Estelle Mouzin… demeurent profondément marqués par la disparition de cette petite fille, restée sans explication. À travers les récits qui s’entremêlent, l’auditeur est tantôt confronté à la détresse, l’incrédulité, l’absence, l’espoir, l’impuissance et la nécessité d’aller de l’avant.

Ce feuilleton radiophonique, divisé en chapitres (« l’enquête de la police », « la contre-enquête des avocats », « le combat d’un père »…) et épisodes, nous plonge dans un fascinant et poignant « polar », dont on n’a pas envie d’arrêter l’écoute.

“Estelle, disparue”, un documentaire de France Culture sans pathos ni voyeurisme (Télérama)

En 2003, Estelle Mouzin, une fillette de 9 ans, disparaissait à Guermantes. Michel Pomarède scrute l’affaire, à ce jour irrésolue, à travers une enquête d’un genre tout particulier.

« Je me rappelle être rentré à la maison, avoir regardé la télé. Vers 19 ou 20 heures, ma mère a appelé : Estelle n’était pas revenue de l’école. Je suis retourné vaquer à mes occupations. »

Prosaïquement, Arthur Mouzin raconte ce moment où il apprit la disparition de sa soeur, sans le savoir vraiment. Quatorze ans après l’évaporation de la fillette de 9 ans à Guermantes, Michel Pomarède sonde longuement le fait divers sur France Culture. Pour le feuilleton documentaire Estelle, disparue, il bâtit en quarante épisodes de dix minutes une dramaturgie simple, jamais voyeuriste. Introduisant chaque émission par une archive, livrant un résumé factuel des étapes de l’affaire. Laissant ensuite la parole à ses acteurs, des membres de la famille aux policiers, avocats, journalistes…

La chronologie post-drame

« Quand sa mère m’a appelé pour me dire qu’Estelle n’était pas rentrée, je me souviens très exactement de ce que j’ai ressenti : l’impression que ma colonne vertébrale venait de se transformer en un bloc de glace. Et, immédiatement, cette évidence : elle a été enlevée. »

Avec sobriété et force, le père de l’enfant lit le procès-verbal de sa déposition. Au fil des minutes, la chronologie post-drame s’installe : l’inquiétude, l’appel à la police, les recherches sur « les chemins gelés des environs » jusqu’à 2 heures du matin. Les pièces du puzzle sont montrées une à une, sans jamais le compléter, finement imbriquées au fil de la réalisation soignée de Jean-Philippe Navarre.

La commandante de police Stéphanie Duchâtel, en charge de l’enquête depuis ses débuts, raconte la façon de mener les recherches — « on utilise la technique de l’escargot ; on part d’une victime et on tourne autour en explorant le cercle de la famille, celui des voisins, etc., en s’éloignant de plus en plus ». Surtout, elle évoque la nécessité de ne mettre « aucun sentiment » dans l’affaire Mouzin, jusqu’à ce jour irrésolue. « Le père d’Estelle m’a offert son livre, j’en ai lu deux pages et ai pleuré tout du long. »

L’idée de ce programme particulier (et au mode de diffusion inédit : chaque lundi, le site de la station diffuse l’intégralité de la semaine en podcast) est venue assez naturellement à Michel Pomarède.

« La disparition m’intrigue et m’angoisse, note le producteur, déjà auteur de documentaires sur des disparus. Depuis une émission sur Estelle Mouzin, en 2004, j’avais gardé contact, de loin en loin, avec son père. J’ai voulu interroger ceux qui suivent le dossier de très près, et avoir les points de vue de tous les membres de la famille. Lucie, la grande soeur d’Estelle, et sa mère, jointe par mail à Johannesbourg, ont refusé. Les autres ont accepté. » Permettant de raconter sans pathos « la place de l’absente », et d’illustrer pleinement la notion de résilience.

En l’absence d’Estelle Mouzin (Le Monde)

Radio. Michel Pomarède enquête moins sur l’affaire de la fillette disparue en 2003 que sur l’empreinte du drame (sur France Culture)

Depuis quelques semaines, le nom du petit Grégory fait de nouveau la « une » des journaux, près de trente-trois ans après son assassinat. Un autre prénom fait régulièrement son retour dans l’actualité : celui d’Estelle. Le 9 janvier 2003, à Guermantes (Seine-et-Marne), la fillette alors âgée de 9 ans disparaissait en revenant de l’école… et le coupable court toujours. Faute de preuves matérielles, toutes les hypothèses restent ouvertes, notamment celle du tueur en série Michel Fourniret. Si la piste a d’abord été écartée par la police judiciaire, elle a de nouveau été évoquée à la suite du témoignage d’une codétenue de l’épouse de « l’Ogre des Ardennes ».

Cet été, France Culture revient sur ce fait divers. Depuis le 3 juillet, Michel Pomarède propose une série documentaire qui relate la manière dont les différents protagonistes de l’affaire (famille, proches, policiers, avocats, journalistes…) ont vécu l’absence d’Estelle Mouzin pendant près de quinze ans. Le récit est organisé autour de huit chapitres (« la mobilisation », « l’enquête de la police », « la contre-enquête des avocats », « le combat d’un père »…) comportant chacun cinq épisodes. Diffusés du lundi au vendredi de 13 h 50 à 14 heures, ils sont également disponibles en podcast une semaine à l’avance. Sur le Web, le récit sonore est illustré par des photographies de Christophe Abramowitz.

De multiples témoignages

« Il ne s’agit pas d’une enquête, mais d’un récit sur l’humain, sur les traces de l’absence et les contours qu’elle laisse », précise le journaliste, qui a déjà consacré de nombreuses émissions au thème de la disparition. Le drame continue d’agir au sein de la famille, mais aussi auprès des enquêteurs, et influe jusqu’à la géographie des lieux. Pour raconter ce manque, Michel Pomarède mélange les témoignages qu’il a recueillis pendant des mois avec des archives de l’époque. A l’exception de la mère d’Estelle et de sa grande sœur, tout le monde a accepté de parler au journaliste, même son jeune frère ou sa demi-sœur, prénommée, comme la disparue, Estelle.

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