Revue de presse (53)

France

Sept questions pour comprendre la crise laitière (The Conversation)

Les Syndicats agricoles français sont mobilisés contre le groupe Lactalis pour forcer le géant laitier à revoir ses tarifs. Au-delà, la filière laitière française souffre de plusieurs bouleversements. Analyse d’une crise profonde autour de sept questions-clés.

Périco Légasse : « La crise du lait révèle la violence féodale des multinationales » (Le Figaro)

Un accord a été trouvé entre Lactalis et les producteurs de lait. Néanmoins, pour Périco Légasse, la situation n’est pas viable. Les éleveurs sont devenus les serfs d’un système agro-alimentaire devenu à la fois féodal et mondialisé.

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Le scandale de la privatisation de l’aéroport de Toulouse et les mensonges d’Emmanuel Macron (Mediapart)

Le tribunal dira mardi s’il confirme des ordonnances prises en juillet, permettant aux opposants à la privatisation de l’aéroport de Blagnac de connaître le pacte secret d’actionnaires, passé par l’État avec des investisseurs chinois. En jeu : la confirmation judiciaire du mensonge d’Emmanuel Macron.

Nouvelles subventions pour la presse (OJIM)

Dans un communiqué, la ministre de la Culture Audrey Azoulay a annoncé le « soutien renforcé et élargi du Fonds stratégique pour le développement à la presse ». C’est ce dernier, créé en 2012, qui distribue actuellement les aides directes au secteur de la presse.

Ces aides se verront donc revalorisées afin de « mieux répondre aux enjeux de modernisation et de développement de la presse ». L’année dernière déjà, l’ancienne ministre de la Culture, Fleur Pellerin, avait étendu les subventions à une cinquantaine de titres.

Par ailleurs, le ministère a également annoncé le lancement d’un fonds de soutien pour « l’émergence et l’innovation » des médias. Destiné à favoriser le développement des « nouveaux médias d’information » durant leurs premières années, ce fonds délivrera des bourses d’un montant maximum de 50 000 euros. Des aides seront également allouées aux « incubateurs de médias » ainsi qu’aux programmes de recherche innovants. Les appels à projet seront lancés à la fin de l’année.

Vers un durcissement de la politique pénale en matière terroriste (Le Monde)

Le procureur de la République de Paris, François Molins, l’a redit vendredi : en matière terroriste, il a «durci» la politique pénale. Dans un entretien au Monde, celui qui a la responsabilité du pôle antiterroriste a indiqué que «toutes les personnes parties sur zone [irako-syrienne, ndlr] depuis janvier 2015 ayant participé à des combats, des patrouilles ou à la police islamique avec l’EI ou le Front al-Nusra, devenu Fatah Al-Sham» seraient désormais systématiques passibles des assises spéciales.

Attentat de Magnanville : Larossi Abballa, histoire d’une haine anti-flics (Le Monde)

Les procès-verbaux exhumés des archives racontent mieux que d’autres cette fuite en avant. A 12 ans à peine, en 2004, Larossi Abballa est déjà de ceux qui jettent des pierres, cité des Musiciens. Premières cibles, premiers bris de vitres, celles du bus n° 936. Il ne faut que quatre ans pour que l’ennemi prenne le visage de la police. (…] Les années se suivent et se ressemblent ensuite, au 4, allée Debussy, où l’adolescent vit avec ses parents au septième étage d’une tour dépérissante. Conduite sans permis, avis à famille, cheveux teints en blond, piercing à l’arcade : le dernier de la famille échappe doucement à l’autorité parentale.

(…) Pour le jeune homme, l’engrenage s’accélère à 18 ans, en 2009, au gré de son intérêt grandissant pour l’islam, quand il troque le jean pour le kamis. La religion occupe alors de plus en plus les espaces vacants, aux Mureaux comme ailleurs. (…) En cette année 2013, il est condamné à trois ans de prison dans une affaire de filière d’envoi de combattants étrangers au Pakistan. Trois ans de détention qui ne calment en rien sa rancœur anti-système.

(…) A sa sortie de détention, Larossi Abballa devient même, selon ses proches, totalement intolérant aux contrôles d’identité dont il fait l’objet. Une obsession quotidienne dont il se plaint sans cesse. Il se rend le moins possible à Paris où les gens sont « racistes », selon lui. (…)

Dans cet univers de colère, de ressenti de minoritaire contre majoritaire, les enquêteurs ont découvert chez Saad R., 27 ans, un de ses amis et stagiaire en informatique interpellé au lendemain de la tuerie, outre une liste de noms de commissaires du département de Seine-Saint-Denis vieille de six ou sept ans, un classeur avec des pages entières de cours sur Malcom X. Le parcours du leader noir américain, partisan de la violence pour renverser la ségrégation blanche, y apparaît totalement sublimé, « sauvé » par sa rencontre avec l’islam. Un écho direct au pseudonyme utilisé par Larossi Abballa pour diffuser sa revendication sur Facebook et Twitter : le boxeur Mohamed Ali, autre figure du mouvement noir américain, converti à l’islam. La haine anti-police était également quasi affichée, chez un autre de ses proches : Charaf-Din A., 29 ans, le deuxième homme interpellé au lendemain de l’attentat et placé, lui aussi, depuis, en détention provisoire.

(…) Le nom de Larossi Abballa apparaissait par ailleurs dans un dossier suivi par les stup’ des Mureaux. Les enquêteurs ont également remonté toutes les consultations du fichier de traitement des antécédents judiciaires, le TAJ, de Jean-Baptiste Salvaing. Une manière de savoir s’il avait déjà pu être en contact avec le futur terroriste. Une seule occurrence a été relevée : janvier 2014, à son arrivée en poste aux Mureaux.

(…) Le commissariat avait cette spécificité des postes de police de banlieue : veiller depuis le cœur de la cité. (…) Une inquiétude était toutefois très vite apparue : le fait que les fonctionnaires soient régulièrement et ostensiblement filmés et photographiés depuis la cour de la mosquée.

(…) L’après-midi précédant son décès, Jean-Baptiste Salvaing avait eu droit à une formation sur la « radicalisation ». Après son assassinat, selon l’enquête, deux voitures ont été brûlées dans la nuit, à Mantes-la-Jolie, pour « fêter l’événement » . Le lendemain, le 15 juin, quatre adolescentes âgées de 12 et 13 ans sont allées insulter un policier devant le commissariat, en faisant l’apologie du terrorisme.

(…) Dans ce huis clos de grande banlieue, Larossi Abballa fréquentait d’ailleurs régulièrement une crêperie des Yvelines très identifiée des services de renseignements. L’adresse a pour patron, serveurs et clients réguliers tout ce que compte le petit milieu islamiste d’anciens condamnés ou mis en cause dans divers dossiers terroristes depuis plus de vingt ans. Récemment, elle s’est encore trouvée mêlée aux projets de Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant soupçonné d’avoir voulu commettre un attentat dans une église de Villejuif (Val-de-Marne) en avril 2015. Larossi Abballa envisageait un temps d’en acquérir une part.

La revendication de l’attentat de Magnanville signée Adrien Guihal, un proche de Fabien Clain

Adrien Guihal, 33 ans, un Français jusque-là peu connu du grand public, parti rejoindre les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) en février 2015, est celui qui a revendiqué, au nom de ­l’organisation terroriste, l’assassinat du policier Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider dans un enregistrement audio diffusé sur la radio officielle de l’EI, Al-Bayan.

Le fait que le double assassinat de Magnanville soit revendiqué par Adrien Guihal montre une nouvelle fois l’influence des réseaux proches de Fabien Clain, 38 ans, un des vétérans actuels du djihad français. C’est ce dernier qui avait, avec son frère, Jean-Michel, 36 ans, prêté sa voix à l’enregistrement signant les tueries parisiennes du 13 novembre au nom de l’EI. Et c’est ensemble qu’Adrien Guihal et Fabien Clain, accompagnés de femmes et enfants, ont rejoint la Syrie en voiture avec deux autres Français, en 2015.

Garagiste de métier, Adrien Guihal était un temps administrateur d’un forum djihadiste, Ansar Al-Haqq. Sa particularité: avoir été condamné en janvier2012, à quatre ans de prison -dont un avec sursis – pour un projet d’attentat qui visait déjà, à l’époque, des policiers. Selon l’accusation, il envisageait alors, avec deux autres jeunes gens, de faire exploser un camion piégé devant un bâtiment public de la police situé près de la tour Eiffel, à Paris. L’un des coprévenus du dossier, avait eu, lui, dès 2009, l’intention de s’en prendre carrément au siège de l’ancienne direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), situé à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Il avait été stoppé alors qu’il était déjà en phase opérationnelle.

Attentat de Nice : 4,4 millions d’euros pour les victimes (Economie matin)

La secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes, Juliette Méadel, a fait le point sur les sommes allouées par le fonds d’indemnisation aux victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet. Le montant alloué se monte pour le moment à 4,4 millions d’euros. Une somme importante que peut prendre en charge le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI). « Il n’y a pas de difficulté particulière pour financer [les indemnisations] des victimes des attentats de Nice », a assuré la secrétaire d’État. Le FGTI se finance par le biais d’un prélèvement obligatoire sur les contrats d’assurances ; il est abondé à hauteur d’1,4 milliards d’euros.

Attentats de Bruxelles : à la recherche d’Oussama Attar (Le Monde)

Il se cache vraisemblablement en Belgique et apparaît, selon une source judiciaire, comme « l’un des terroristes les plus dangereux d’Europe » depuis les attentats du 22 mars qui ont causé la mort de 32 personnes à Bruxelles. Oussama Atar, 32 ans, un Belgo-Marocain de la commune bruxelloise de Molenbeek, est l’un des probables planificateurs de ces actions menées notamment par ses neveux, les frères Ibrahim et Khalid El Bakraoui. Dans les milieux policiers, l’impatience et l’amertume grandissent : parce que la traque du suspect s’avère infructueuse mais surtout parce qu’OussamaAtar et ses proches ont visiblement profité, il y a quatre ans, de la naïveté de certains politiques et de l’administration belges.

Prétendument malade – on le disait atteint d’un cancer du rein -, le djihadiste a été libéré de prison en Irak à l’issue d’une campagne destinée à faire pression sur les autorités de Bagdad. OussamaAtar avait été arrêté en 2005 et condamné à vingt-cinq ans de prison – peine ramenée à dix ans -, officiellement parce qu’il avait franchi illégalement la frontière syro-irakienne, plus vraisemblablement parce qu’il trafiquait des armes. Rapatrié en Belgique en 2012, il n’a pas tardé ensuite à rejoindre la Syrie et à faire allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) et à son chef, Abou Bakr Al-Baghdadi, qu’il a côtoyé en prison et qui le considérerait comme un ami personnel.


Union Européenne

Brexit : le rôle du Parlement britannique en question (Le blog finance)

Selon un article du journal conservateur britannique le Daily Telegraph – qui ne cite pas ses sources – la nouvelle première ministre britannique, Theresa May, ne sollicitera pas le vote du Parlement avant d’ouvrir les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Alors que les Britanniques se sont prononcés le 23 juin dernier en faveur de la sortie de l’Union européenne, Theresa May a d’ores et déjà prévenu qu’elle ne déclencherait pas cette année l’article 50, texte qui prévoit l’ouverture d’une période de deux ans pour négocier la séparation.

Début août, la Chambre des Lords a pour sa part clairement menacé de ralentir le déclenchement de l’article 50 du traité de Lisbonne. La baronne Patience Wheatcroft se voulant même catégorique : si l’article 50 passe devant le Parlement, la Chambre des pairs fera tout son possible pour le retarder. Rappelons que la baronne conservatrice était l’une des grandes plumes de plusieurs quotidiens comme The Sunday Telegraph ou encore The Wall Street Journal Europe.

Le Daily Telegraph précise également que la Première Ministre a consulté des juristes du gouvernement qui lui ont confirmé qu’elle pouvait invoquer l’article 50 sans un vote du Parlement britannique. Néanmoins, il revient à la Haute Cour de justice britannique de décider en octobre prochain si Theresa May peut activer sans aval parlementaire ce fameux article du traité de Lisbonne permettant de lancer la procédure de divorce avec l’UE. Début août, sept actions en justice y avaient déjà été engagées afin de faire valoir le droit parlementaire sur le fait d’invoquer ou non l’article 50.

Theresa May : « il n’y aura pas de second référendum sur le Brexit » (Euractiv)

Theresa May a fermement écarté la tenue d’un second référendum  sur la sortie du Royaume-Uni. Cette décision semble être une réponse au parti travailliste, qui doit élire son nouveau dirigeant, et dont une partie réclame une nouvelle consultation.

« Nous devons continuer à être fermes sur le fait qu’un Brexit signifie qu’il y aura un Brexit, et que ce sera un succès », a  souligné Theresa May. « Il n’y aura donc pas de second référendum, aucune tentative pour garder un pied dans l’UE, nous irons jusqu’au bout. »

Les ministres sont cependant en désaccord sur la signification du Brexit : une relation « sur mesure » avec l’UE, une association européenne de libre-échange, un accord similaire à la Norvège ou à la Suisse ou un modèle complètement différent.

Les trois ministres responsables des procédures du Brexit ont passé l’été à débattre et redéfinir leur département respectif. Les Affaires étrangères sont à présent entre les mains de Boris Johnson, tandis que Liam Fox gère le Commerce international et David Davis la Sortie de l’UE.

TTIP : pour le vice-chancelier et ministre allemand de l’économie Sigmar Gabriel, les négociations sur le traité transatlantique ont de facto échoué (AFP)

Pour Berlin, le traité transatlantique, aussi appelé TTIP ou Tafta, c’est du passé. Les négociations entre Européens et Américains ont en effet échoué, a estimé Sigmar Gabriel, ministre allemand de l’Économie, ce dimanche. Il note en effet qu’au terme de quatorze cycles de discussions, les deux parties ne sont pas parvenues à s’entendre sur un seul article des 27 chapitres de ce traité.

Pour le vice-chancelier, cet échec tient en partie à la détermination de l’Union européenne à ne pas céder aux exigences des Etats-Unis. Entamé en juillet 2013, le dialogue devrait se terminer à la fin de l’année.

Difficile de déterminer si le traité est définitivement enterré. Au sein-même du gouvernement de coalition allemand, les avis sont loin d’être tranchés. Si les sociaux-démocrates sont de plus en plus nombreux à ne plus y croire, Angela Merkel continue de défendre le projet. « Cet accord (est) absolument juste et important et dans l’intérêt absolu de l’Europe », avait déclaré la chancelière allemande fin juillet.

La France, quant à elle, semble sceptique pour l’avenir. « A ce stade » des négociations, « la France dit non » au traité de libre-échange atlantique (Tafta ou TTIP), avait déclaré François Hollande, en mai dernier, car « nous ne sommes pas pour le libre-échange sans règle ». La perspective du Brexit semble également compliquer la donne.

Euractiv :

Concernant l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada, M. Gabriel s’est montré plus favorable et a promis de se battre pour qu’il soit ratifié en Allemagne.

Les Parlements nationaux, ainsi que le Parlement européen, vont devoir se prononcer pour l’adoption du traité de libre-échange UE-Canada (Ceta). Une concession faite par la Commission européenne, qui négocie au nom des États membres sur les questions commerciales, face à la pression de pays comme la France et l’Allemagne.

La France va demander l’arrêt des négociations sur le TTIP (Euractiv)

Le secrétaire d’État français au Commerce a déclaré qu’il n’y avait « plus de soutien politique » de Paris à ces tractations entamées en juillet 2013 entre Européens et Américains. « À la fin du mois de septembre, lorsque les ministres du Commerce extérieur se réuniront à Bratislava pour avoir un échange sur ce sujet comme sur d’autres, je demanderai au nom de la France l’arrêt des négociations sur le [TTIP] » a-t-il déclaré. Une réunion informelle des chefs d’États de l’UE (sans le Royaume-Uni) est prévue le 23 septembre prochain en Slovaquie.

« Ce que demande la France, c’est l’arrêt pur, simple et définitif de ces négociations », a souligné Matthias Fekl. « Pourquoi? Parce qu’elles ont été engagées dans l’opacité. Il faut un coup d’arrêt net, clair et définitif pour ensuite pouvoir reprendre des discussions sur de bonnes bases. » Pour le secrétaire d’État, les discussions ne sont pas « à la hauteur de la relation historique » entre l’Europe et les États-Unis. « Les américains ne donnent rien ou alors des miettes […], ce n’est pas comme ça qu’entre alliés on doit négocier. »

L’Irlande accuse la Commission européenne de violer sa souveraineté en ordonnant à Apple de rembourser 13 milliards d’euros  d’aides illégales fiscales à l’Irlande (Euractiv)

À l’issue d’une enquête approfondie en matière d’aides d’État ouverte en juin 2014, la Commission européenne a conclu que deux “rulings” -ou rescrits fiscaux- émis par l’Irlande en faveur d’Apple avaient substantiellement et artificiellement réduit le montant de l’impôt payé par l’entreprise en Irlande depuis 1991.

Le traitement fiscal sélectif réservé à Apple en Irlande est illégal au regard des règles de l’UE en matière d’aides d’État, car il confère à l’entreprise un avantage significatif par rapport aux autres sociétés qui sont soumises aux mêmes règles nationales d’imposition. La Commission peut ordonner qu’une aide d’État perçue illégalement soit récupérée sur une période de dix ans précédant la première demande de renseignements, 2013 en l’occurrence. L’Irlande doit maintenant récupérer les impôts impayés par Apple sur son territoire entre 2003 et 2014, à savoir 13 milliards d’euros, plus les intérêts.

Pourtant, le ministre irlandais des Finances, Michael Noonan, a déclaré juste après l’annonce être en « profond désaccord » avec la décision de l’UE. Il a confirmé qu’il demanderait au conseil des ministres l’autorisation de faire appel, une étape nécessaire pour « défendre l’intégrité de notre système fiscal, afin d’offrir la stabilité fiscale aux entreprises et de dénoncer l’ingérence des règles européennes sur les aides d’État dans les compétences souveraines des États membre ». Apple se dit confiant de l’emporter en appel.

D’autres injonctions similaires à celle imposée à Apple pourraient suivre. Amazon.com et McDonald’s font ainsi l’objet d’enquêtes sur leur fiscalité au Luxembourg et la Commission européenne a ordonné à Starbucks de reverser 30 millions d’euros à l’État néerlandais.

Numerama :

Après un temps d’hésitation politique qui l’a fait remettre sa décision à vendredi, le gouvernement irlandais a confirmé vendredi qu’il se battrait contre la décision de la Commission européenne, qui exige que l’Irlande récupère ce qu’elle estime être une « aide d’État illégale », traduite dans des arrangements fiscaux.

Le gouvernement doit encore attendre d’avoir l’autorisation du Parlement pour engager la procédure devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), mais selon l’agence Reuters le principal parti d’opposition a également exprimé son souhait d’attaquer la décision.

Espagne: les députés redisent « non » à un gouvernement Rajoy (AFP)

Les députés espagnols ont de nouveau refusé ce vendredi leur confiance au conservateur Mariano Rajoy, au pouvoir depuis 2011, prolongeant la paralysie politique du pays, qui dure depuis huit mois.

Par 180 voix contre et 170 pour, les députés ont rejeté un deuxième gouvernement Rajoy, exactement comme ils l’avaient fait mercredi. Les partis ont désormais deux mois pour négocier et s’ils ne trouvent aucun accord, de nouvelles élections législatives seront convoquées, les troisièmes en un an.


Monde – Géopolitique

Le porte-parole de l’EI, Abou Mohammed al-Adnani, tué en Syrie (Libération)

«Après un long voyage couronné de sacrifices, cheikh Abou Mohammed al-Adnani a rejoint les martyrs et les héros ayant défendu l’islam et combattu les ennemis de Dieu», indique un message de l’EI relayé par son agence de propagande Amaq. Le dirigeant jihadiste et «mort dans la province d’Alep en inspectant les opérations militaires», a dit Amaq, sans préciser la date de sa mort.

Originaire d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, selon une biographie de l’EI, Abou Mohammed al-Adnani s’était engagé dans le jihadisme au début des années 2000, prêtant allégeance à Abou Mossab al-Zarqaoui, un chef jihadiste jordanien tué dans un raid américain en Irak en 2006 après avoir contribué à fonder l’EI.

Abou Mohammed al-Adnani était devenu au fil des mois un personnage important au sein du groupe extrémiste, au point que les services de renseignement occidentaux avaient tendance à le considérer comme le «ministre des attentats», chargé de motiver des jihadistes isolés et de superviser des campagnes de terreur en Occident.

Le 29 juin 2014, c’était lui qui avait annoncé dans un enregistrement audio «le rétablissement du califat» par le groupe EI et la désignation de son chef Abou Bakr al-Baghdadi comme «calife». Ce «califat» devait être imposé sur les régions conquises par l’EI en Syrie et en Irak.

France 24 :

« C’était un personnage primordial, qui avait le titre de porte-parole de l’EI, mais beaucoup plus important que cela, il avait le rôle de superviseur de plusieurs actions de l’EI, dont les opérations extérieures », indique Wassim Nasr, journaliste à France 24, spécialiste des réseaux jihadistes.

Un responsable du Pentagone a déclaré qu’un raid aérien américain l’avait pris pour cible mardi à Al Bab, le dernier bastion de l’EI au nord d’Alep, où il était, selon des informations non confirmées, venu soutenir le moral vacillant de ses troupes après plusieurs défaites au cours des semaines écoulées.

Dans une enquête exclusive du New York Times, il est présenté comme étant à la tête d’une cellule secrète, appelée Emni. Mise en place par l’EI en 2014, elle est en charge de planifier des attentats partout dans le monde. La cellule disposerait d’un service pour les opérations européennes, un pour les opérations asiatiques et un pour le Moyen-Orient, qui agissaient directement sur les ordres d’Abou Mohamed al-Adnani.

Irak : 36 personnes pendues pour le massacre du Camp Speicher commis par l’Etat islamique (AFP)

L’Irak a pendu dimanche 21 août 36 hommes reconnus coupables du massacre, par les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI), de centaines de jeunes recrues, essentiellement chiites, rassemblées dans le camp militaire de Speicher. Ce massacre avait été commis en juin 2014, près de Tikrit, au nord de Bagdad. Le nombre exact des victimes de la tuerie du camp Speicher, une ancienne base de l’armée américaine située à Tikrit, dans le nord de l’Irak, n’est pas connu, mais pourrait atteindre 1 700 morts

L’édition française du journal turc Zaman arrête sa parution suite à des menaces (OJIM)

Un mois et demi après le coup d’État avorté contre le président Erdogan, la version française du journal turc Zaman, hostile au régime en place, a décidé d’arrêter sa parution. Lancé en 2008 et traitant également de sujets français, comme la place de l’islam dans la société, Zaman France a fini par céder face aux nombreuses menaces de mort proférées contre ses journalistes et ses lecteurs.

« La violence du climat politique actuel en Turquie et la tournure inquiétante qu’ont pris les événements ne permettent plus, en effet, à notre rédaction d’accomplir correctement son travail journalistique », explique le quotidien dans un communiqué. En conséquence, celui-ci a décidé de mettre fin à sa parution papier comme à sa version numérique.

Pakistan : le nouveau maire de Karachi élu alors qu’il se trouve en détention pour sédition et terrorisme (AFP)

Waseem Akhtar, ancien ministre et député pakistanais, est devenu maire de la mégalopole portuaire de Karachi, l’une des plus grandes villes du monde, alors qu’il est actuellement détenu. Il a été élu, mercredi 24 août, avec 196 des 294 voix exprimées au Conseil de la communauté urbaine de Karachi. Cet organisme, chargé d’élire l’un de ses membres comme maire, est contrôlé par son parti, le Muttahida Qaumi Movement (MQM), qui domine la scène politique à Karachi depuis des années. M. Akhtar a été arrêté en juillet, accusé d’avoir orchestré la répression meurtrière d’émeutes à Karachi en 2007, quand il était ministre de l’intérieur de la province du Sindh. Il a ensuite également été mis en examen pour sédition et terrorisme.

Des jihadistes s’emparent de la localité de Boni, au centre-est du Mali (Zone militaire)

Si les attaques des groupes armés terroristes (GAT) se concentraient jusqu’à présent sur les régions de Kidal, de Tombouctou et, dans une moindre mesure, de Gao, elles concernent désormais de plus en plus des localités situées plus au sud.

Ainsi, le 2 septembre, un groupe non identifié a pris le contrôle de la ville de Boni, située dans la région de Mopti, au sud de Tombouctou et de Gao, sur la même ligne que la localité de Konna, laquelle fut le point de départ de l’opération Serval, en janvier 2013. Les assaillants ont d’abord attaqué les bâtiments administratifs de Boni, les FAMa s’étant repliées vers la localité de Douentza, à 90 km de là.

« Actuellement, ce sont les jihadistes qui contrôlent la ville de Boni. Ils se sont infiltrés dans la ville et aujourd’hui ils ont tiré sur des bâtiments », a témoigné, auprès de l’AFP, un élu local. « L’armée n’est plus sur place », a-t-il ajouté.

Mali: le ministre de la Défense limogé après l’incursion de jihadistes dans une ville du centre du pays (RFI)Tiéman Hubert Coulibaly a été limogé samedi, selon des sources officielles. Vendredi, des jihadistes avait brièvement pris le contrôle de la ville de Boni, dans le centre du pays. «C’est bien un limogeage après les dernières vagues d’insécurité au centre du Mali», a déclaré à l’AFP un responsable du ministère malien de la Défense.

Election présidentielle gabonaise (Mediapart)

Deux versions s’affrontent dans un scénario qui était largement prévisible et redouté. Bongo Ondimba, président sortant, dit avoir gagné à la loyale, tandis que Ping l’accuse d’avoir triché dans la province du Haut-Ogooué, où le taux de participation a été, selon les résultats de la commission électorale, exceptionnellement élevé. Alors qu’il est de 59,46 % sur le plan national, il a été de plus de 99 % dans cette province, dont est originaire la famille Bongo.

Ping étant en tête dans les huit autres provinces, c’est donc le Haut-Ogooué qui a donné la victoire à Ali Bongo Ondimba, dit aussi « ABO ». Lors de la précédente présidentielle, en 2009, il s’était passé la même chose : le taux de participation dans le Haut-Ogooué avait été plus élevé qu’ailleurs, et le score attribué à ABO était de 90 %.

Au final, le résultat officiel donne une victoire très courte à ABO, 57 ans : il a été crédité de 49,80 % des suffrages exprimés, contre 48,23 % pour Ping, soit seulement 5 000 voix d’écart.

Dès que le verdict a été prononcé mercredi en fin de journée par la commission électorale, des émeutes ont éclaté dans Libreville, accompagnées de pillages et d’incendies. Les bâtiments de l’Assemblée nationale, notamment, en ont fait les frais.

L’épisode qui a suivi cette flambée de violences a été la réplique du pouvoir en place : les forces de sécurité ont attaqué dans la nuit de mercredi à jeudi le QG de campagne de Ping, à Libreville.

Deux personnes ont été tuées dans cette opération armée, selon l’opposition. Le pouvoir a par la suite évoqué trois morts. Plusieurs cadres de l’opposition ont été interpellés dans les heures suivantes, dont René Ndemezo’o Obiang, directeur de campagne de Ping. Le ministère de l’intérieur a annoncé jeudi dans l’après-midi avoir procédé en tout à un millier d’arrestations.

La discrète présence militaire française au Gabon (RFI)

Au Gabon, depuis l’indépendance, il y a toujours eu des militaires français. Le fameux 6e Bataillon d’Infanterie de Marine (6e Bima) été fondé en 1975 et les soldats français sont toujours stationnés sur le site historique du Camp De Gaulle près de l’aéroport.

Mais de 850 hommes en 2010, cette présence est tombée aujourd’hui à 450 soldats. Les Elements français au Gabon (EFG) sont officiellement dédiés à des missions de formation et de coopération régionale. Le Bima ne constitue plus réellement un réservoir de forces prépositionnées comme c’était le cas au début des années 2000.

Depuis mercredi, aucun véhicule français n’a été envoyé patrouiller dans Libreville. Les consignes sont claires : discrétion et non-ingérence. « C’est une affaire interne gabonaise », pointe Patrick Steiger, porte-parole de l’état-major. Il faut donc, rappelle-t-il, « éviter de créer un malentendu, donc limiter les déplacements. C’est la seule consigne qui ait été donnée à ma connaissance. »

En cas de violences visant la communauté française, l’armée française peut toujours organiser l’évacuation des ressortissants. C’est l’une de ses missions. Près de 10 000 expatriés français vivent au Gabon. A ce stade, le quai d’Orsay a ouvert une cellule de crise.

Dilma Roussef destituée par le Sénat brésilien, Michel Temer lui succède à la présidence de la République (AFP)

Michel Temer a prêté serment mercredi comme nouveau président du Brésil, quelques heures après la destitution de Dilma Rousseff pour maquillage des comptes publics, marquant la fin de 13 ans de gouvernements de gauche dans le plus grand pays d’Amérique latine.

Dilma Roussef- destitution - Brésil

Le Venezuela gèle ses relations diplomatiques avec le Brésil (AFP)

Il a été « décidé de retirer définitivement (notre) ambassadeur dans la République fédérale du Brésil et de geler nos relations politiques et diplomatiques avec le gouvernement issu de ce coup parlementaire », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. 

Colombie : les FARC décrètent un cessez-le feu définitif (AFP)

La guérilla colombienne des Farc a décrété un cessez-le-feu définitif à partir de dimanche minuit (lundi 5H00 GMT) dans la foulée de l’accord de paix historique conclu cette semaine avec le gouvernement pour mettre fin à 52 ans de conflit armé. Jeudi, le président colombien Juan Manuel Santos, chef des armées, avait le premier ordonné un cessez-le feu définitif avec les Farc à le même heure, au lendemain de la signature d’un accord de paix définitif avec la première guérilla du pays, issue en 1964 d’une insurrection paysanne et qui compte encore quelque 7.500 hommes armés. 

C’est la première fois que le gouvernement et les Farc conviennent ensemble d’un tel cessez-le-feu, même si la guérilla observait depuis juillet 2015 une cessation des hostilités unilatérale qui a contribué à limiter considérablement les affrontements avec l’armée ces derniers mois.

Ces accords de paix conclus à l’issue de près de quatre ans de pourparlers délocalisés à La Havane devraient être officiellement signés par M. Santos et « Timochenko » entre le 20 et le 26 septembre. Ils doivent ensuite être soumis à l’avis des Colombiens lors d’un référendum le 2 octobre. De son côté, la guérilla doit ratifier le texte lors d’une conférence nationale qui se tiendra du 13 au 19 septembre dans le sud de la Colombie. Une fois l’accord signé et entériné, les guérilleros devront se rassembler dans 31 zones déterminées de Colombie pour rendre les armes, sous supervision de l’ONU. Le processus doit durer six mois. Le conflit colombien, qui au fil des décennies a impliqué plusieurs rébellions d’extrême gauche –dont l’Armée de libération nationale (ELN, encore active)– des paramilitaires d’extrême-droite et les forces armées, a fait au moins 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,8 millions de déplacés.

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