Va-t-on assister en 2016 à une débâcle militaire de l’État islamique en Syrie comme en Irak ? Et si oui, serait-elle suffisante pour voir l’EI disparaître ? Ce début d’année est une période de défaite pour les troupes d’al-Baghdadi. Après la perte de Ramadi en Irak, il y a eu celle de Palmyre, les défaites à Deir ez-Zor et sur d’autres fronts syriens. Que se passe-il exactement ? Les forces kurdes ne sont plus qu’à quelques kilomètres de la capitale du califat. Raqqa peut-elle tomber à moyen terme ?
Rival de l’État islamique, Jabhat En-Nosra, l’autre groupe djihadiste qui compte en Syrie, regagne du terrain. Il a certes perdu début avril son porte-parole dans une frappe américaine, mais paraît davantage en capacité de se mesurer à l’EI que l’an passé.
Cette « fitna », cette guerre entre djihadistes, relance-t-elle le débat au sein des combattants étrangers ? Influence-t-elle leurs décisions de rejoindre une organisation plutôt qu’une autre ?
En parallèle, le terrain libyen, où l’EI a consolidé son bastion autour de la ville de Syrte, constitue-t-il une solution de repli pour l’organisation djihadiste en cas de défaite en Syrie et en Irak ?
Pour répondre à toutes ces questions, deux invités :
- Romain Caillet, consultant spécialiste de la mouvance djihadiste.
- David Thomson, journaliste à Radio France Internationale, auteur de l’ouvrage Les Français jihadistes.