[…] dans le texte même de Spinoza je découvrais non lui, mais moi ignoré.
[…] dans ces Définitions aux lettres flamboyantes, je déchiffrais, non ce qu’il avait dit, mais ce que je voulais dire, les mots que ma propre pensée d’enfant, de sa langue inarticulée, s’évertuait à épeler.
On ne lit jamais un livre. On se lit à travers les livres, soit pour se découvrir, soit pour se contrôler. Et les plus objectifs sont les plus illusionnés. […]
Romain Rolland – Le Voyage intérieur (1942)
