[…] dans le Oui de la réponse, nous perdons la donnée droite, immédiate, et nous perdons l’ouverture, la richesse de la possibilité.
La réponse est le malheur de la question.
Ce qui veut dire qu’elle fait apparaître le malheur qui est caché dans la question.
C’est même le trait déplaisant de la réponse. La réponse n’est pas en elle-même malheureuse ; elle garde pour elle l’assurance ; une sorte de hauteur est sa marque.
Celui qui répond est implicitement supérieur à celui qui interroge. […] Répondre, c’est la maturité de la question.
Maurice Blanchot – L’Entretien infini (1969)
