Le crime organisé albanophone

Les facteurs culturels du crime organisé albanophone (Gestion des risques interculturels)

Après un premier travail d’étudiants sur le crime organisé russophone (voir ici), j’ai le plaisir d’en partager un autre, cette fois-ci consacré au crime organisé albanophone, produit par Véronique Avril, Saloua El Dairouty, Mathieu Meyer et Kamal Souhlal, dans le cadre d’un cours que je donne en MBA executive MRSIC (Management des Risques, Sûreté Internationale et Cybersécurité) de l’École de Guerre Économique.

Comme pour le rapport précédent, le point de départ de la construction du sujet m’a été fourni par un rapport du SIRASCO (Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée) exceptionnellement rendu public en 2014 (ici, pdf). Sa lecture permet de prendre conscience de l’ampleur des activités de la criminalité organisée opérant sur le territoire national.

Les forces de l’ordre ont ainsi affaire à des organisations complexes dont le traitement représente un défi majeur. La dimension culturelle fait partie des données contextuelles essentielles qui distinguent une structure mafieuse chinoise d’une autre qui serait roumaine, nord-africaine ou géorgienne. Le groupe d’étudiants qui devait s’intéresser aux groupes criminels albanophones devait apporter des éléments de réponse à la question suivante:

Quelles connaissances culturelles devraient posséder les forces de l’ordre françaises afin de mieux comprendre la criminalité organisée albanophone?

Pour aborder leur sujet, ils disposaient d’une liste de thème à traiter (suggestions non exhaustives): valeurs, mentalités, code d’honneur, manière de communiquer, langues, dialectes, structuration hiérarchique, modèle social, conception de la famille, parcours initiatiques, rituels, cérémonies, influence religieuse, croyances, superstitions, liens d’amitié, de solidarité, liens d’inimitié, rivalités tribales, ancestrales, place et rôle des hommes, des femmes, des anciens, territoires, pratiques criminelles, modes opératoires.

Outre les contraintes liées au temps limité et à la découverte d’un sujet inédit pour eux, ils devaient également impérativement conduire au moins trois entretiens permettant d’étayer et compléter les informations collectées lors de l’exploitation de sources écrites. Les comptes rendus d’entretien, ainsi que des extraits du rapport du SIRASCO, figurent en annexe de leur travail, et je vous invite à lire ces documents extrêmement intéressants.

Cliquez ici pour télécharger le rapport (39 pages)

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