Envoyé spécial – Otages d’État

Ils ont été enlevés au Mali en septembre 2010 et relâchés en octobre 2013 : les otages d’Arlit auraient-ils pu retrouver leur famille beaucoup plus tôt ? « Envoyé spécial » a enquêté pendant plus d’un an sur les dessous d’une affaire d’Etat : les tractations autour de la libération de ces otages et le lien avec l’assassinat des journalistes de RFI.

Luttes de pouvoir et intérêts financiers

Nous allons vous expliquer comment l’Elysée a retardé à de nombreuses reprises leur libération sous la présidence de Nicolas Sarkozy, puis celle de François Hollande, en raison de luttes de pouvoir et d’intérêts financiers au plus haut niveau de la machine d’Etat.

Concurrence entre négociateurs, diplomatie parallèle, détournement de rançons et Françafrique : notre enquête nous conduira jusqu’à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, les deux journalistes de RFI enlevés puis assassinés quelques jours après la libération des otages d’Arlit.

Une enquête du magazine « Envoyé spécial » avec RFI et Mediapart, signée Michel Despratx, Geoffrey Livolsi, Antoine Husser, Loup Krikorian et Marielle Krouk.

France 2


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AQMI a reçu 42 millions d’euros pour les otages d’Areva

Pierre-Antoine Lorenzi, ancien de la DGSE, a négocié la libération de quatre des sept otages enlevés à Arlit, au Niger, en 2010.Il révèle que 30 millions d’euros ont été mobilisés par le ministère de la défense.

Révélations sur l’assassinat des journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon

Des notes confidentielles, obtenues par « Envoyé spécial » et consultées par Mediapart, évoquent un lien entre l’assassinat par AQMI des journalistes de RFI au Mali et le fait que des djihadistes n’auraient pas perçu l’intégralité de la rançon versée par la France pour libérer les otages d’Arlit.

Des rançons, des intermédiaires et un ancien espion de la DGSE

Un ancien de la DGSE exige des paiements d’ Areva et de Vinci pour la mission effectuée en faveur des trois premiers otages libérés en 2011, mais aussi pour la libération des quatre autres, qu’il n’a pas conduite.

La sécurité des expatriés d’Arlit n’était pas du tout assurée

À partir de documents de l’enquête d’« Envoyé spécial », Mediapart a reconstitué l’enlèvement en 2010 des expatriés travaillant sur le site minier d’Areva à Arlit. Les témoignages révèlent à quel point leur sécurité n’était pas assurée.

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