Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer cent batailles sans jamais être en péril.
Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite.
Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles.
Sun Tzu, L’art de la guerre (孙子兵法)
On n’entreprend pas une action qui ne répond pas aux intérêts du pays, on ne recourt pas aux armes sans être sûr du succès, on ne combat pas lorsqu’on n’est pas menacé.
Un souverain digne de ce nom ne lève pas une armée sous le coup de la colère, le véritable chef de guerre n’engage pas la bataille sur un mouvement d’humeur. Ils n’entreprennent une action que si elle répond à leur intérêt, sinon ils renoncent.
Car si la joie peut succéder à la colère et le contentement à l’humeur, les nations ne se relèvent pas de leurs cendres ni les morts ne reviennent à la vie.
La guerre est la grande affaire des nations ; elle est le lieu où se décident la vie et la mort ; elle est la voie de la survie ou de la disparition. On ne saurait la traiter à la légère.
L’expert en stratégie, cultivant le Principe et attentif aux lois, est le dispensateur de la victoire et de la défaite.
