Le prix Nobel de la paix, outil géopolitique au service des États-Unis ?

François Asselineau : l’influence américaine sur le Prix Nobel de la Paix (UPR)

Cette conférence de François Asselineau a été enregistrée en public à Saint-Ouen (93) le dimanche 18 janvier 2015. Partie 4/4

Conférence de François Asselineau, du vendredi 15 février 2013 à Toulouse, sur “L’attribution du Prix Nobel de la Paix”.


«Le Nobel de la Paix est un moyen pour Washington de faire prévaloir ses intérêts géopolitiques» (RT)

Le prix Nobel de la paix participe de la stratégie géopolitique des Etats-Unis, il suffit de voir la composition du collège et les lauréats qu’il désigne. Le président de l’Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, s’explique.

RT France : Le président colombien Juan Manuel Santos a reçu le prix Nobel pour l’accord de paix conclu avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), que la majeure partie de la population colombienne n’a pas accepté. Ce n’est pas la première fois que le prix est décerné pour des raisons contradictoires – on peut se souvenir de celui qu’a reçu le président Barack Obama, par exemple. Le prix Nobel est-il toujours aussi honorable qu’il devrait l’être ?

Francois Asselineau (F. A.) : Le prix Nobel de la paix, comme vous le savez, a été institué par Alfred Nobel un peu tardivement : il a d’abord créé les prix Nobel de physique, de chimie, de médecine, soit des sciences dures, c’est-à-dire, des choses qui peuvent se mesurer objectivement. Le prix Nobel de la paix a été institué après coup, et c’est évidemment beaucoup plus compliqué. Il y a un aspect subjectif. Et ça c’est le premier point : le prix Nobel de la paix, après qu’il a été créé, a très souvent suscité des polémiques, parce qu’il est subjectif.

Le deuxième point, c’est que le prix Nobel de la paix est maintenant très largement sous influence américaine. Faisons un peu d’histoire : il est attribué par le comité norvégien, alors que c’est en Suède qu’on attribue les autres prix Nobel. Le prix Nobel de la Paix est attribué par un collège de cinq personnes qui sont des députés choisis parmi les parlementaires norvégiens. Le comité se trouve dans un bâtiment qui est juste en face de l’ambassade des Etats-Unis. L’expérience des années antérieures a montré que ce prix avait été très souvent attribué à quelqu’un qui servait les intérêts américains. Le président Obama a été couronné du prix Nobel de la paix, ce qui est assez scandaleux quand on voit ce qu’il a fait. Mais on a vu aussi un prix Nobel accordé à un dissident chinois qui est en fait très proche des Américains, on l’a vu également avec la présidente de Libertad qui est très proche des Américains, ou une opposante yéménite qui est, elle aussi, très proche d’eux.

On a l’impression que depuis un certain nombre d’années le prix Nobel de la Paix est devenu une espèce de moyen pour Washington de faire prévaloir ses intérêts géopolitiques, par le truchement d’un prix qui est considéré comme prestigieux. Mais personne ne s’intéresse à la façon dont il est décerné. Ce prix Nobel pourrait être décerné, par exemple, par l’Assemblé générale des Nations unies ou bien par un comité de scientifiques, des consciences morales… Pas du tout ! Ce sont cinq députés norvégiens qui sont très assujettis au pouvoir américain. Récemment d’ailleurs, le président du Comité du prix Nobel de la Paix, qui était par ailleurs un pro-européen fervent, membre du Conseil d’Europe. C’était quelque chose d’assez peu objectif.

Le lauréat de cette année est le président colombien, il fait partie de la haute bourgeoisie colombienne, son grand-oncle était déjà président du pays. Il s’est opposé et il était critique du président de Venezuela, comme des pays progressistes de l’Amérique du Sud. Mais j’observe que le curriculum vitae du lauréat de ce prix Nobel, le fait d’avoir ses études aux Etats-Unis, comme si c’était un parcours presque obligatoire. C’est vrai qu’il a signé un accord avec les FARC, c’est vrai que la Colombie est quasiment en situation de guerre civile, mais en lien avec d’innombrables autres intérêts comme le trafic de cocaïne. La population colombienne a rejeté cet accord le jour-même où il a été proposé. C’est un sujet polémique. Je crois a priori, qu’on n’en fait pas trop en disant que l’actuel président colombien est certainement proche des intérêts américains et que les Etats-Unis ont envie de reprendre la main en Amérique latine. C’est un euphémisme de dire que les Etats-Unis n’apprécient pas du tout les régimes venezuelien, bolivien ou en équatorial. Ils se sont rapprochés de Cuba récemment. Il y a toute une stratégie des Etats-Unis vis-à-vis de l’Amérique latine, je pense que le prix Nobel de la paix 2016 participe de cette stratégie.

RT France : Peut-on imaginer que le prix Nobel soit offert à un dissident anti-américain, tel que Julian Assange ou Edward Snowden, qui étaient parmi les candidats ? Si oui, à quelles conditions ?

F. A. : Normalement, on aurait pu penser qu’Edward Snowden ou Julian Assange reçoivent un prix Nobel. Aussi bien, par exemple, il y a des associations aux Etats-Unis de vétérans américains qui luttent contre la présence militaire américaine dans beaucoup de pays du monde et qui militent pour la paix au Moyen-Orient, ou pour que les Etats-Unis ne soient pas systématiquement alignés derrière l’Etat d’Israël. Toute une série de forces, notamment aux Etats-Unis, qui mériteraient de bénéficer d’un coup de projecteur. Il faudrait que ça soit un jury qui représente la planète entière. Et ce n’est pas le cas. L’UNESCO, par exemple, a créé la liste du patrimoine mondial de l’humanité. Je trouve que le vrai prix Nobel devrait être attribué par l’organisation des Nations unies, par son Assemblé générale, par exemple. Et sans droit de veto du Conseil de sécurité. On pourrait donner ce droit à l’Assemblé générale ou à l’ONU, pour que prix Nobel soit un signe représentatif de l’ensemble de l’humanité, pas seulement des intérêts américains.

RT France : Aujourd’hui, y a-t-il des conditions, des mesures concrètes à prendre pour raviver l’intérêt pour le prix Nobel de la paix ?

F. A. : Non. Actuellement, le prix Nobel est une institution qui a été dévoyée, particulièrement le Nobel de la paix, pour des raisons politiques et géopolitiques au profit des intérêts américain. Il ne faut pas oublier que la Norvège est un pays qui fait partie de l’OTAN, un pays proche des intérêts américains. C’est un sujet très important, parce que finalement, le prix Nobel de la paix a été utilisé avec des dissidents soviétiques et chinois, aussi au moment où les Etats-Unis ont décidé de mettre un terme au régime de l’apartheid en Afrique du Sud. Mais il n’a jamais été utilisé pour récompenser un dissident américain, des gens qui s’opposent à la politique d’hégémonie des Etats-Unis.

On pourrait imaginer que la Russie, l’Inde, le Brésil, les grands pays du monde créent un autre prix mondial de la paix, qui serait un contre-prix Nobel et qui serait plus objectif. Ce serait une bonne chose. Et il pourrait associer les représentants des grandes religions du monde. Le prix a été décerné au Dalaï Lama, qui a une conscience morale assez particulière, par exemple, il n’a jamais critiqué l’intervention des Américains en Irak, les millions de morts causés par cette intervention, mais le Dalaï Lama a refusé de la condamner, ce qui est assez étrange pour un chef religieux et un lauréat du Nobel de la paix.


Pourquoi le comité Nobel de la paix a t-il démis son président, Thorbjørn Jagland ? (UPR)

Publié le 3 mars 2015

 Le président du Comité Nobel de la Paix, Thorbjørn Jagland, annonce comme chaque année à Oslo le nom du nouveau lauréat. Derrière lui, l'homme de l'ombre des Américains, le secrétaire du Comité Nobel, Geir Lundestad.

Cela fait plusieurs années que j’attire l’attention de mes auditoires sur la gigantesque manipulation que constitue l’attribution du prétendu  « Prix Nobel de la Paix » par le Comité Nobel d’Oslo, complètement infiltré par les intérêts euro-atlantistes, notamment par l’entremise de son président Thorbjørn Jagland et de son secrétaire général Geir Lundestad.

Je renvoie notamment ici à ma conférence sur « la tromperie universelle » – et plus spécialement à tout le premier chapitre consacré justement au « Prix Nobel de la Paix ».

  • Une décision sans précédent historique

Or, selon une décision sans précédent prise ce mardi 3 mars, le président du comité Nobel de la paix Thorbjørn Jagland vient d’être rétrogradé au rang de simple membre.

Pour un homme qui a été Premier ministre de Norvège, président du Parlement norvégien, et qui est actuellement en parallèle Secrétaire général du Conseil de l’Europe, c’est une déchéance sans précédent dans l’histoire plus que centenaire du prix.

Je rappelle que Thorbjørn Jagland a été Président du Comité Nobel de la Paix depuis 2009 et que sa présidence a été émaillée d’une série d’attributions plus scandaleuses les unes que les autres, dont le point commun était qu’elles servaient toutes les intérêts supérieurs des États-Unis d’Amérique :

Sous sa présidence, le Prix Nobel de la Paix a en effet été attribué :

  • – EN 2009, au président américain en exercice BARACK OBAMA « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » [ sic ! ]
  • – En 2010 au « dissident » chinois LIU XIAOBO « pour sa lutte de longue durée et sans violence, en faveur des droits de l’homme en République populaire de Chine » [ sic !]

Je renvoie les lecteurs à ma conférence citée précédemment pour découvrir qui est exactement Liu Xiaobo.

Liu Xiaobo est un homme qui a travaillé au milieu des années 1990 pour le magazine Chine Démocratique, financé par la « Dotation Nationale pour la Démocratie » (National Endowment for Democracy ou NED), dont les fonds proviennent essentiellement du Département d’État américain, et qui agit comme l’un des faux nez de la CIA.

Il en reçoit une salaire régulier, qui aurait été de 23 004 dollars américains en 1995.

En 2004, il a publié un article intitulé « Victory to the Anglo-American Freedom Alliance » où il qualifie les guerres menées par les États-Unis après la guerre froide, comme étant « le meilleur exemple de la façon dont les guerres doivent être menées dans une civilisation moderne » ; il prédit qu’« un Iraq libre, démocratique et paisible va naître ».

Pendant l’élection présidentielle américaine de 2004, il a félicité le président sortant, George Bush, de son effort de guerre en Iraq et reproché au candidat démocrate John Kerry de ne pas soutenir suffisamment les guerres américaines….

Il a déclaré que « quelle que soit la gravité des risques encourus en abattant Saddam Hussein, l’inaction entraînerait des risques encore plus grands, comme le prouvent la seconde Guerre mondiale et le 11 septembre ! ». À ses yeux, « la guerre contre Saddam Hussein est juste, la décision du président Bush est la bonne.

De 2003 à 2007, il a présidé l’Independent Chinese Pen Center, un organisme basé en Suède et financé annuellement, encore et toujours, par la National Endowment for Democracy.

  • – En 2011, à  ELLEN JOHNSON SIRLEAF, LEYMAH GBOWEE ET TAWAKKOL KARMAN « pour leur lutte non-violente pour la sécurité des femmes et leurs droits à une participation entière dans la construction de la paix »

Je renvoie là aussi les lecteurs à ma conférence citée précédemment pour découvrir qui sont exactement :

  • Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia mise en place par Washington,
  • et Tawakkol Karman, jeune femme turco-yéménite de 32 ans, déjà détentrice du « Women of Courage Award » ) du Département d’État américain et que son frère, le poète Tariq Karman, a accusé publiquement de « collaborer avec les Américains ».
  • – En 2012, À L’UNION EUROPÉENNE « pour avoir contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’Homme en Europe » [sic ! Au passage, l’Union européenne ayant été créée en 1992, on se demande comment elle a pu « contribuer pendant plus de six décennies à la paix »]

Je renvoie à notre analyse de l’époque.

  • POURQUOI CETTE SOUDAINE DISGRÂCE DE THORBJØRN JAGLAND ?

Pour l’instant, les articles de la presse norvégienne se perdent en conjectures sur les raisons d’une pareille disgrâce, sur laquelle les protagonistes sont restés muets comme des carpes (cf. l’article qui vient tout juste de paraître dans l’Aftenposten et que l’on peut traduire avec Google traduction)

Il est peu probable qu’une décision pareille ait pu résulter de simples combinaisons politiques au sein du Parlement norvégien, dont sont tous issus les membres du Comité Nobel de la Paix.

Dans ces conditions, et sauf rebondissements concernant des motifs de nature privée ou crapuleuse, deux explications semblent plausibles :

  • 1ère hypothèse : La Norvège aurait voulu plaire à Pékin

L’hypothèse évoquée par plusieurs dépêches est que le gouvernement norvégien serait intervenu en coulisses pour démettre Thorbjørn Jagland de son poste, et cela à la demande expresse de Pékin. La Chine a en effet suspendu depuis bientôt 5 ans toutes ses relations avec la Norvège depuis l’attribution du Prix Nobel de la Paix au « dissident » chinois Liu Xiaobo financé par la NED et la CIA.

Le gouvernement d’Oslo aurait donc profité du renouvellement de mandat du président pour en changer.

Cette hypothèse n’est certes pas impossible. Elle est même plausible, mais elle ne me paraît cependant pas parfaitement convaincante car on ne voit pas bien pourquoi elle satisferait Pékin.

Thorbjørn Jagland continue en effet d’appartenir au Comité Nobel de la Paix, de même que les membres précédents, et de même que le puissant homme de l’ombre Geir Lundestad qui ont tous participé à l’attribution du Prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo.  Du reste, la nouvelle présidente du Comité, la conservatrice Kaci Kullman Five, est membre du Comité Nobel de la Paix depuis 12 ans et vice-présidente depuis 2008 et porte presque autant que Thorbjørn Jagland la responsabilité de cette attribution.

Le gouvernement chinois se satisferait donc de bien peu si ce jeu de chaises musicales suffisait à lui faire lever les sanctions contre la décision d’attribution du Prix Nobel de la Paix 2010 jugée absolument scandaleuse et outrageante.

  • 2ème hypothèse : Washington l’aurait écarté de la présidence en vue des prochaines attributions

Une autre hypothèse, que je formule, est que Thorbjørn Jagland aurait été écarté du poste de président non pas pour ses actions passées mais pour l’inquiétude suscitée par ses actions futures. Ce serait plus logique.

Il ne faut pas oublier, en effet, que le président détient, de par sa fonction, un rôle d’entraînement sur les décisions des autres membres, a fortiori lorsqu’il peut se prévaloir d’avoir été Premier ministre.

Il ne faut pas oublier aussi que Thorbjørn Jagland occupe les fonctions de Secrétaire général du Conseil de l’Europe, poste où il a d’ailleurs été réélu haut la main le 24 juin dernier. Thorbjørn Jagland l’a emporté dès le premier tour de l’élection, en obtenant 156 voix (majorité absolue) contre sa compétitrice Sabine Leutheusser-Schnarrenberger (Allemagne) 93 voix.

Je rappelle ici que le Conseil de l’Europe n’a aucun rapport avec l’Union européenne et ses institutions. C’est une organisation inter-gouvernementale créée sous influence américaine le 5 mai 1949 par le traité de Londres, dont l’objet même est la protection des droits de l’homme, le renforcement de la démocratie et de la prééminence du droit en Europe.

Depuis l’effondrement du camp socialiste, le Conseil de l’Europe rassemble désormais tous les États européens à la seule exception du Belarus (Biélorussie), même les plus petits (Monaco, Andorre, Saint-Marin, Liechtenstein) et même ceux qui sont en dehors de l’Union européenne (Islande, Norvège, Suisse, Turquie, Moldavie, Arménie, Géorgie, etc.).

Ce qui est encore plus notable, c’est que le Conseil de l’Europe compte désormais, parmi ses membres, l’Ukraine (depuis le 9 novembre 1995) et la Russie (depuis le 28 février 1996).

Notons que la Russie est ainsi État membre à part entière du Conseil de l’Europe, alors que les États-Unis ne le sont évidemment pas (ils ont néanmoins le poste « d’État observateur » ).

C’est ainsi qu’un piège diplomatique, peaufiné par Moscou, semble s’être refermé sur Thorbjørn Jagland et sur les États-Unis.

Car, en sa qualité de président du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland a le devoir d’œuvrer en faveur des objectifs de ce Conseil, et notamment de veiller au respect de la Convention européenne des droits de l’homme. Il doit bien entendu déférer à des demandes d’enquête émanant de ses États-membres, et donc de la Russie qui n’est pas le plus petit ni le moins puissant de ses membres….

Depuis qu’il a été réélu à son second mandat à la tête du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland a donc été contraint par ses fonctions, et sans doute sous la forte pression de la Russie, d’instituer un « Comité consultatif international » pour « établir si les enquêtes sur les événements du Maïdan sont conformes aux exigences de la Convention européenne des droits de l’homme ».

Dans la suite logique de cette décision, Thorbjørn Jagland s’est rendu  le 28 novembre 2014 à Moscou, pour y rencontrer le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

À l’issue de ces entretiens, Serguei Lavrov a fait cette déclaration qui doit être examiné à la loupe  : « Comme nous l’avons déjà noté – en réponse à une des questions Thorbjørn Jagland l’a souligné une fois de plus -, nous apprécions beaucoup la participation du Conseil de l’Europe par le biais d’un groupe consultatif international dans l’enquête sur les événements du Maïdan. Plus tard, ce groupe a été également chargé d’enquêter sur les événements survenus le 2 mai dernier à Odessa. Nous sommes convaincus que d’autres incidents qui ont provoqué une vague d’indignation en Europe et dans le monde, pourraient eux aussi faire l’objet d’enquêtes menées par le Conseil de l’Europe. »

Comme président du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland ne pouvait certes pas faire autrement.

Mais on peut comprendre que Washington qui a organisé le coup d’État contre le président Ianoukovicth et qui a organisé, notamment via le milliardaire George Soros et son « Open Society Foundation ») les événements du Maïdan, n’ait pas apprécié du tout que le Conseil de l’Europe prenne ces initiatives.

Dès lors, il serait logique de penser que Thorbjørn Jagland a perdu le soutien de Washington et que les dirigeants euro-atlantistes ne souhaitent pas le voir maintenu à la tête du Comité Nobel de la Paix.


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