Résumé des conclusions :
- La réduction des déséquilibres entre zones économiques inégales et de même monnaie suppose des transferts
- Machines à homogénéiser, les Etats voient dans les transferts une source de légitimation
- Un outil de transfert et donc de légitimation privilégié est l’Etat-Providence
- L’euro chevauchant des zones économiques inégales correspondant à des souverainetés différentes contrarie le fonctionnement normal des Etats
- L’Etat de l’économie la plus performante ne peut que s’opposer à des transferts
- l’Union monétaire produit de la désunion économique et sociale entre nations
- L’union monétaire fabrique un ensemble articulé «centre/périphérie» produisant l’affaissement de toute possibilité de choix démocratique dans les zones périphériques
- En raison d’un taux de change inadapté, il est pour toute périphérie impossible de rejoindre le centre en respectant les règles du jeu.
- Cette impossible jonction concerne aussi les Etats-Providences de la périphérie
- La pérennisation de la monnaie unique engendre des effets dépressifs sur la zone en particulier sur son Etat-Providence
- Les effets dépressifs se propagent sur l’ensemble de la planète en raison du poids important de l’économie européenne dans le monde
- Le projet de construction d’un Etat-Providence mondial est une utopie
Sauf difficile retour à une certaine forme d’Etat-Nation, celle qui reste soucieuse de la souveraineté monétaire, l’avenir est fait de dévastations à une échelle continuellement élargie.
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