« Le libéralisme économique intégral (officiellement défendu par la droite) porte en lui la révolution permanente des mœurs (officiellement défendue par la gauche), tout comme cette dernière exige , à son tour, la libération totale du marché.
D’un point de vue topologique, on pourrait dire que le libéralisme est structuré comme un ruban de Möbius : il présente toujours deux faces apparemment « opposées », mais qui, dans les faits, n’offrent aucune solution réelle de continuité.
Tel est, en définitive, le véritable fondement de la division actuelle du travail entre la « droite » et la « gauche », que seules les contraintes de la comédie électorale incitent encore à masquer sous les rhétoriques respectives des deux ailes du château libéral. »
Jean-Claude Michéa , « Le complexe d’Orphée » , p.216
